2 exercices de secours en montagne simultanés

Ce matin, pompiers et gendarmes rodaient leurs interventions sur 2 sauvetages en montagne, un secours routier en ravin au Saut des Cuves à Xonrupt-Longemer et une recherche de personnes avec risque d’avalanche sur les pentes de Retournemer à Gérardmer.

Ce samedi matin 9h, grand branle-bas de combat au Saut des cuves pour un accident impliquant deux véhicules, dont un a basculé dans le ravin 10m en contrebas. On dénombre 5 blessés, dont 3 en situation d’extrême urgence.

40 sapeurs pompiers et 10 gendarmes

C’est parti ! 40 sapeurs pompiers, comprenant les équipes du secours en montagne du SDIS, dont une personne spécialisée en secours en ravin, s’activent. Une dizaine de gendarmes de la Communauté de brigades de Fraize, a rejoint le dispositif. Parmi eux, une équipe du peloton de montagne. « Pendant le plan d’urgence, on mobilise moins de personnes sur un exercice, pour garder du monde en cas de menaces réelles », justifie le Colonel Dominique Schoener, commandant de groupement de gendarmerie des Vosges.

Des gestes presque automatisés

La procédure est enclenchée. Les manoeuvres s’enchaînent efficaces. Les gestes sont presque automatisés. Il faut monter un système de treuils pour remonter les blessés, stabiliser le véhicule, installer une main courante pour les allées et venues jusqu’à la voiture enfoncée dans le ravin. Il semble que des personnes soient incarcérées dans la cabine de la voiture. Outils en mains, une équipe s’y attaque, soutenant la nuque des blessés. Le médecin suit de près les opérations.

Tester la coordination inter services

En 2 temps 3 mouvements, le poste de commandement est en place. Un poste médical avancé chauffé est installé sur le parking. A cette époque de l’année, les risques d’hypothermie sont redoutables. Un tel déploiement de moyens est déclenché pour plus de 5 blessés ou en période de grand froid. « Nous testons en conditions réelles, les techniques, les matériels et l’inter services SDIS, gendarmerie mais aussi avec le monde médical et la direction opérationnelle représentée par le maire ou le préfet », explique Colonel Hugues Deregnaucourt, commandant du groupement de secours des Vosges.

5 téléphones connectés

« Dans les Vosges, nous avons choisi de fonctionner ensemble, 2 pompiers et 2 gendarmes spécialisés en secours en montagne, plutôt que de manière alternée », rappelle-t-il Le rythme est d’un exercice par an en montagne hivernale. Depuis quelques semaines, les secours disposent de 5 téléphones connectés Wifi, internet et satellite, qui permettent de transmettre les données orales ou visuelles en tant réel et d’avoir accès aux bases de données.

2 équipes cynophyles spécialisées pour la recherche sous la neige

Le 2e exercice se déroule sur les pistes de Retournemer. On recherche de 3 personnes disparues dans une coulée de neige. Les équipes placées en ligne testent la densité de la neige avec des sondes. 2 équipes cynophiles du SDIS Vosges sont engagées sous la responsabilité de l’adjudant-Chef Olivier Etterlen. Les chiens sont dressés à rechercher des personnes ensevelies dans la neige, mais ils n’interviennent plus une fois qu’elles sont localisées. Médecin et infirmières prennent alors la main et médicalisent les victimes avant de les transporter.

Un système pour détecter les victimes d’avalanche

Le système Recco utilisé par 700 centres de secours, l’est également dans les Vosges. Le secouriste utilise un détecteur RECCO® qui émet des ondes réceptionnées par les réflecteurs intégrés aux vêtements, casques, équipement de protection et chaussures des grandes marques de matériel de ski. Ce qui permet de les localiser rapidement.

 

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