Agriculture en colère, Ils le font sentir !!!

Ils avaient mis le paquet ce matin pour manifester leur colère. Plus de 350 tracteurs venus de tous les axes, du fumier bien chaud et une piscine de lisier déversée devant la préfecture. Les agriculteurs en ont ras-le-bol, ! Ils ont peur que la profession ne sombre. Ils ne voient pas d’avenir en continuant comme ça, alors si le gouvernement n’entend rien, qu’il sente !

Ils ont mis plus de 3/4h à passer dans le centre ville d’Épinal. Impossible de les louper ! Ras-le-bol des marchés en baisse et des charges en hausse, c’est simple, c’est clair ! Il y a overdose. « On ne peut plus arriver à épandre nos effluents, eh bien qu’ils s’en chargent ! « , proteste Jérôme Mathieu, président de la FDSEA, et les remorques ont déversé du fumier tout chaud et installé une piscine de lisier.

Pas de pays sans paysans !

Les agriculteurs sont bien décidés à montrer à l’administration et à l’État, qu’ils peuvent mobiliser en masse et sans débordements. « Mais ça va finir par péter ! », préviennent-ils. Les forces de l’ordre, police et gendarmerie, avaient mobilisé en nombre pour canaliser les contestataires et prévenir les débordements.

Toujours plus de contraintes sans contreparties

Ils se sentent étouffés par toutes ces contraintes, ces normes qu’on leur ajoute sans cesse, mais n’ont pas l’impression d’un retour de manivelle. Les prix sont de plus en plus bas et le revenu moyen ne leur permet plus de rembourser leurs prêts. Alors comment fait-on ?

Guerre des prix

L’après-midi, ils squattaient les grandes surfaces à qui ils reprochent leur guerre des prix. L’embargo russe leur porte préjudice en remettant sur les marchés, les produits refusés qui se retrouvent du coup en surplus.

Stop !

« On a un gouvernement couillu ou pas ? On va bien voir On a essayé de négocier, mais le dialogue social ne suffit plus. Aujourd’hui on dit Stop, ! C’est un coup de force, parce que nos ministres et notre président sont autistes. Nous connaissons une crise que nous n’avons pas connu depuis très longtemps ».

Qu’on nous laisse produire …

« On a dans les Vosges 4 laiteries, des abattoirs, des administrations de services, qui font vivre des milliers de personnes. Qu’on nous laisse produire et qu’on nous simplifie la vie ! Si le monde paysan tombe, les autres filières suivront ! »

 

 

 

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