Cavaliers remontés contre la hausse de la TVA !

La hausse de la TVA de 7 à 20%, prévue au 1er janvier 2014, c’est la fin de l’équitation pour tous, des pertes d’emplois et des « combines » pour échapper aux contraintes. La filière équestre ne veut pas en entendre parler ! Ils le disaient cette après-midi  dans les rues d’Épinal. Les cavaliers ont été reçus en préfecture et le seront demain par Michel Heinrich député maire.

Les cavaliers du Centre équestre Équ’Crin d’Olima de Chantraine se sont mobilisés pour protester contre la hausse de la TVA  et soutenir la croisade de Laurent Crremaschi, le gérant du centre équestre de Remiremont. Celui-ci a décidé de rallier Paris à Cheval en drainant les cavaliers tout au long du parcours. Il fera étape dans les centres équestres.

Départ aujourd’hui d’Épinal

Il partait cet après-midi à 16h de la préfecture d’Épinal. L’arrivée est prévue les 18 et 19 novembre à Paris pour le congrès des maires et les cavaliers de Chantraine ont l’intention d’y être !

L’objectif est qu’on en parle !

Remettre en cause la démocratisation de ce sport

L’équitation était devenue un sport abordable. Cette activité s’était considérablement démocratisée. Plus besoin de faire partie de l’élite pour pratiquer l’équitation, mais l’augmentation de la TVA, remet tout en cause.

Pour faire face à l’augmentation des charges, les centres équestres vont devoir augmenter leurs tarifs et leurs pensions. Ils vont perdre les licenciés les plus modestes.

Perdre 20% de leurs licenciés

Ils estiment à 20%, la perte de la clientèle qui ne pourra plus suivre les tarifs en hausse. Inconcevable dans un département qui perd des emplois à gogo avec la fermeture des usines et parie sur l’attractivité !

80 000 emplois sur la France

« C’est 80 000 emplois menacés sur la France, comptabilise Stéphanie  Olivain. Sur les Vosges, il y a 51 centres équestres et c’est un poste par centre qui pourrait être remis en cause. Le gouvernement n’a pas mesuré l’impact de cette mesure ». Les cavaliers ne décolèrent pas !

Un luxe que les Vosges ne peuvent pas se permettre

Cette hausse de la TVA asphyxiera les petits centres équestres qui créaient de l’activité et participaient à la dynamique du département. Et c’est un luxe qu’il ne peut pas se permettre. « Sans oublier, ajoute Stéphanie Olivain, que nous avons tous des camions pour transporter nos chevaux et que l’on va devoir payer l’écotaxe, même si cette mesure est bloquée pour l’instant, Et qui reprendra les centres équestres si ce n’est pas rentable à l’avenir ? ».

Mobilisés !

Ces passionnés se réunissaient ce soir comme dans beaucoup d’autres villes, pour voir comment se mobiliser avec quels moyens. Une chose est sûre, ils n’ont pas l’intention de capituler !

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