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Christian Poncelet – C’était la dernière séance … mais pas son dernier mot !

C’est ému et un peu déstabilisé que Christian Poncelet, président du conseil des Vosges, a tenu hier sa dernière commission permanente. Il tourne la page après 50 ans de vie politique active et c’est un pas qui lui coûte. L’âge l’a rattrapé, mais la politique était son moteur, les Vosges sa passion, la France, sa raison de vivre. Il existait par son combat et aborder l’avenir comme un simple citoyen ne va pas de soi !

50 ans de vie politique, 39 ans de présidence au Conseil général, Christian Poncelet marque l’histoire par son engagement politique. Il est le seul président à avoir autant de longévité d’action au sein d’un Conseil départemental en France ! On le connait, à 87 ans, toujours capable de tenir debout, digne, lors des cérémonies alors que vous ne pensiez vous-même, qu’à bouger un peu !

De l’obstination et une verve réputée

Sa verve est renommée, de même que ses anecdotes qu’il servait à chaque inauguration pour détendre l’atmosphère. Bien sûr très rapidement, tout le monde avait entendu l’histoire des comptes qu’on lui demande à la sortie de la messe ou encore des citoyens au bistrot qui se font un plaisir de dire que Christian Poncelet ne répond pas aux questions !  Figure politique incontestable, il était capable de revenir 100 fois sur le même sujet à la limite du harcèlement pour obtenir gain de cause.

Un cheval de bataille, le désenclavement

Secrétaire d’État sous les cabinets Messmer, Chirac et Barre, député pendant 15 ans, sénateur pendant 37 ans, président du sénat pendant 10 ans, Christian Poncelet a vécu avec obstination pour les Vosges et pour la France. Il voulait désenclaver les Vosges. Il voulait que la France compte à l’étranger, il y est parvenu ! Rentre dedans, ne mâchant pas ses mots, sanguin à l’esprit aiguisé, il savait saisir les opportunités de faire avancer les projets qui lui tenaient à coeur.

Il a ouvert les portes et arrêté le TGV

Il a ouvert des portes vers la Chine, mais aussi vers la Haute Saône avec le doublement de la RN57 jusqu’à la Haute Saône. Il a placé les Vosges leader des filières Bois, arts de la table et tourisme. Il a obtenu le TGV à Épinal, Remiremont et Saint-Dié, en faisant le premier massif montagneux accessible depuis Paris.

Un peu plus rentre-dedans

Les Vosges, il y croyait, il les défendait. Pas toujours comme les autres politiques l’auraient souhaité, car il adoptait assez le rentre-dedans ! Et force est de reconnaitre que ça payait ! Il a peut-être fait un peu moins de rond de jambes que la plupart des politiques, mais il est parvenu à ses fins, a porté loin les intérêts des Vosges et des territoires ruraux et ouvert des marchés porteurs.

Un bureau permanent au Sénat

On le sentait remué par cette sortie que l’âge lui impose. Un peu d’appréhension de l’après … Lui qui a toujours vécu à 300km/h et entre 2 trains, saura-t-il se reposer ? Bien sûr, il fera des escapades parisiennes au Sénat où il a un bureau permanent. Pas question de tourner le dos à la capitale, Christian Poncelet a la politique dans le sang. Et s’il laisse la place à d’autres, plus jeunes, il continuera à suivre l’actualité et pourra venir en appui des dossiers vosgiens.

Et après ?

S’il regrette quelque chose, c’est de ne pas avoir convaincu plus d’entreprises de s’installer sur le territoire. Sa fierté, c’est le désenclavement qui a permis tout le reste, mais il avoue que passer la main n’est pas chose aisée. « On n’a plus 30 ans pour cavaler. On est rattrapé par l’âge. Oui l’activité politique va me manquer, mais j’ai la fierté du travail accompli avec les hommes et des femmes qui m’entouraient « . Il reste des combats à mener pour les Vosges et s’il les regarde de plus loin, il y a fort à parier qu’il restera à portée de voix.

 

 

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