Crime climatique Stop ! Un appel pour réagir tout de suite et massivement !

Trois mois avant la Conférence climatique de Paris, un ouvrage « Crime climatique Stop ! » paru le 27 août appelle à se mobiliser pour sortir d’un système économique « criminel ». Les scientifiques dénonce l’urgence climatique et personne n’en tient compte ! Une centaine de militants disent Stop à la destruction de la planète !

Cet appel est initié par des experts, des militants, des organisations des droits de l’homme et de l’environnement comme Naomi Klein (journaliste canadienne et cinéaste), Desmond Tutu (archevêque Sud-Africain prix nobel 1984), Vandana Shiva (scientifique et physicienne indienne), Kumi Naido (directeur de Greenpeace), Yeb Saño (délégué philippin pour le changement climatique), Erri de Luca (écrivain italien), Bill McKiben (écrivain américain auteur de « la nature assassinée »), Claude Lorius (glaciologue français), Gilles Boeuf (biologiste français), Marie-Monique Robin ( journaliste d’investigation, réalisatrice), Mike Davis (sociologue urbain), Noam Chomsky (linguiste et philosophe), Patrick Chamoiseau (auteur matiniquais), Jean Jouzel ( climatologue et glaciologue français) et une centaine d’autres intellectuels et militant(e)s pour la justice climatique des cinq continents.

Le dérèglement climatique tue !

Le crime climatique en cours est massif : des centaines de millions de vies sont d’ores et déjà irrémédiablement affectées par l’élévation du niveau des océans, les épisodes caniculaires, les sécheresses, les tempêtes tropicales, etc. À terme, ce sont les conditions d’existence de l’espèce humaine et de l’ensemble des êtres vivants qui sont menacées. C’est le cri d’alerte collectif des auteurs de Crime Climatique Stop !

D’autres voies sont possibles …

350.org et Attac France ont rassemblé ces véritables coups de gueule de personnalités, afin de dénoncer le crime en cours, pointer les responsabilités, mais aussi montrer que d’autres voies sont possibles. Les auteurs portent un regard sans concession sur ce que Naomi Klein qualifie de « rendez-vous manqué avec le changement climatique » et notre incapacité, jusqu’à présent, à construire des sociétés justes et durables.

Le plus grand chantier de défense des droits de l’homme

Pour l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, qui signe la préface de cet ouvrage, il s’agit pourtant d’un défi dont la portée et l’ampleur sont équivalentes aux enjeux de la lutte contre l’esclavagisme ou l’apartheid : « Réduire notre empreinte carbone n’est pas seulement nécessaire d’un point de vue technique et scientifique. C’est aussi devenu le plus grand chantier de défense des droits de l’Homme de notre époque ».

Laisser 80% des combustibles fossiles dans le sol

A moins de 100 jours de la Conférence de Paris sur le climat, les négociations ne semblent pourtant pas en mesure de déboucher sur un accord ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les « contributions » actuelles nous conduisent tout droit vers un réchauffement global de +4 °C d’ici à la fin du siècle. Pour que notre planète reste vivable, et pour mettre fin au crime climatique, les scientifiques recommandent de laisser 80 % des combustibles fossiles dans le sol. C’est ce que les gouvernements et les lobbies économiques refusent d’entendre !

Il n’y a aucune fatalité !

Il n’y a aucune fatalité à cela affirment les auteurs de Crime Climatique Stop ! : « L’histoire nous a montré que quand des êtres humains rassemblent leurs forces pour défendre une cause juste, rien ne peut leur résister » affirme Desmond Tutu dans la préface de l’ouvrage. Ce livre s’accompagne d’un appel international à action pour sauver la planète. « Laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques ».

Un appel international pour sauver notre planète

Cet appel entend rassembler d’ici la COP21 des millions de signatures. L’appel affirme notamment que « les gouvernements doivent mettre un terme aux subventions qu’ils versent à l’industrie fossile, et geler leur extraction en renonçant à exploiter 80% de toutes les réserves de carburant fossile. Nous savons que cela implique un changement historique majeur. Nous n’attendrons pas que les États agissent. L’esclavage et l’apartheid n’ont pas disparu, parce que des États ont décidé de les abolir, mais par des mobilisations massives qui ne leur ont pas laissé le choix ».

L’appel est en ligne : http://crimesclimatiquesstop.org, n’hésitez pas à le signer !

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