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Défis Bois 3.0 – Les mains dans la sciure !

Casque sur la tête, visseuse à la main, pistolet à colle et aller retour aux machines, les défiboiseurs s’activent. C’est la ruche qui vrombrit !  Là, ils se coltinent avec la réalité ! Mais comme le délai est serré, le challenge ambitieux, ils ont un compagnon du devoir rôdé à la technique dans leur équipe.

« On a choisi de créer un cadre inspirant pour le pianiste, qui verra à l’extérieur sans être vu,  explique Jean-Jacques Begel pour l’équipe B et son projet Orgue de Barbarie, qui priorise un esthétisme soigné avec une moucharabieh, fenêtre des pays arabes, qui ressemble à un vitrail aéré. Le toit est légèrement trapèze pour amplifier les perspectives et à l’extérieur, le bardage sera travaillé en se resserrant de plus en plus pour constituer un piège à sons ».

Mur cintré, dur dur !

Juste à quelques pas, l’équipe C de Crescendo joue sur le mouvement, la courbe, une promenade architecturale. « L’extérieur est dans la simplicité, explique Vincent Louis. C’est la courbe qui nous permet de nous en affranchir ». L’intérieur reste épuré, ils doivent se battre pour cintrer ce mur, qui a déjà cassé une fois ! Ils testent en réel la différence entre les plans et la construction. « Il faut ajuster quand on a une visseuse qui ne passe ou une idée géniale de l’architecte qui n’est pas réalisable ».

Câblés !

L’équipe D a imaginé sa structure comme l’investissement des coulisses avant le spectacle. Ils ont voulu garder les câbles et ce système de verticalité. « Les câbles relieront vraiment le plancher à la toiture. Pour l’esthétisme et le coté pratique, nous avons choisi un plafond Zollinger dont les croisées permettent d’enfouir les câbles. Comme l’espace reste sombre, il sera éclairé de 2 bandeaux de lumière« , explique Alice. ils ont placé le piano au centre entre 2 fenêtres. Les éléments lourds sont finis, ils vont pouvoir se consacrer aux finitions.

Vague à l’âme

Chez les Wave Case, on a le vague à l’âme et on fait danser les planches pour renvoyer la vibration, la faire courir sur la partition. La boite est simple, mais le bardage a du rythme. C’est esthétiquement magnifique. Euphonie voit sont studio comme une boîte à oeufs acoustique. « Il faut que le son rebondisse et prenne de la profondeur. On a des angles dans plusieurs dimensions. On s’est imposé quelque chose de complexe. On a des contraintes techniques fortes, mais ça dépote ! », commente Nicolas. Ils ont travaillé leur piège à sons pour le capter au maximum et la toiture viendra se poser comme un couvercle pour conserver la résonance à l’intérieur.

Percussions et diffusion, mais pas de confusion !

El Cajon est un instrument de musique péruvien. Avec des caissons, qui forment tout un jeux de volumes, l’équipe J a transforme son studio en instrument. « Sur ceux qui sont creux, on peut tendre des cordes de guitare et en tapant dessus, on obtient un instrument« , détaille Nino. Bien sûr, les caissons ont été longs à fabriquer et ajuster, mais ils en viennent à bout. Sur le toit d’à coté, on passe au rayonnement pour le Subwooder. « C’est la boite qui s’ouvre et diffuse de la lumière. Le toit se déploiera en éventail et les portes sont en verre dépoli« , précise Odile.

Faire … et parfois défaire

L’amplignium valorise l’amplification des ondes. Comme pour le piano, les défiboiseurs ouvrent le toit pour illustrer l’effet propagation. Ils ont soigné l’intérieur, mais ils ont fait quelques erreurs en installant les modules. Un léger Bug. « On a dû recommencer, avoue Romain, on a perdu une heure. Rien de dramatique mais on va devoir accélérer le rythme ! ». Faire et défaire … c’est apprendre à travailler.

Surprise  !

Nooks N Notes retrace le voyage musical. « L’étui d’un instrument est très sobre à l’extérieur, raconte Victor, Il est robuste comme le studio et quand on l’ouvre, surprise ! L’intérieur est moelleux en velours doux et comporte des niches pour les différentes parties. Nous, ce sera les gens qu’on logera dans les niches ». A chacun sa niche ?

Même pas virtuels !

Une expérience en dimension réelle avec des équipes internationales et pluridisciplinaires unique que tous saluent ! Pour la plupart, c’est la première fois qu’ils se frottent vraiment à la réalité d’un projet d’un bout à l’autre, avec les contraintes d’un cahier des charges, des imprévus à gérer et des surprises comme dans la vraie vie ! « C’est une formidable expérience pour des gens qui seront beaucoup plus dans des bureaux ! » Ils sont vraiment contents de ce qu’ils construisent de leurs mains !

http://www.actu88.fr/les-defis-bois-3-0-vont-swinguer/

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B.Boulay

Journaliste, c'est mon job ! J'aime les rencontres qu'il suscite, la diversité des milieux où il nous mène, les enjeux qu'il explore. J'apprécie le jeu de fil de fériste de l'éthique, qui parfois nous complique bien la vie... Après plus de 15 ans d’actualités locales, ACTU 88 est né. L’essentiel en toute simplicité. ACTU 88, c’est un journal indépendant, une aventure, un regard. C’est l’histoire d’hommes et de femmes qui donnent du sens à des projets. C’est la vie d’un territoire face aux enjeux de l’avenir. Faites-en un favori et contactez-moi ! ACTU 88 sera ce que vous en ferez ...

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