Disparue de Ramonchamp – Un corps de femme retrouvé dans la cave

Nouvelle conférence de presse cette après-midi de la part du procureur Étienne Manteaux pour le suivi de l’affaire de la disparue de Ramonchamp. Un corps a été retrouvé dans la cave. Il correspond à la morphologie et à la chevelure de Laetitia Delecluse, mais seul, le rapprochement des ADN pourra le confirmer. La garde à vue du conjoint, Daniel Rudenko, a été prolongée jusqu’à demain, où il sera présenté à un juge d’instruction. Il s’enferme toujours dans le mutisme.

Le groupement de gendarmerie s’est adjoint l’aide de chiens spécialisés dans la recherche de cadavres, ceux de la brigade cynophile de Gramat, dans le Lot. Les chiens ont marqué l’arrêt dans la cave à cet endroit.

Un corps qui semble être celui de Laetitia Delecluse

Aussitôt, les équipes ont  creusé et cassé une chape durcie, les enquêteurs ont trouvé une bâche qui enroulait un corps nu. « Ce corps compte tenu des 3 semaines passées, n’était pas identifiable, déclare le procureur. Mais il a la même corpulence, la même taille, la même chevelure. Il faudra que ce soit confirmé par les prélèvements qui, seuls, pourront nous le garantir, mais il y a de fortes présomptions pour que ce soit Laetitia Delecluse« .

Le conjoint présumé coupable

L’autopsie aura lieu demain matin, mais les comparaisons d’ADN devraient demander une quinzaine de jours. Daniel Rudenko a fait un malaise en découvrant le corps mais il n’a pas voulu ni l’identifier, ni s’expliquer par rapport aux soupçons qui pèsent sur lui. « Mais personne d’autre ne se trouvant au domicile, hormis les enfants entre 20h30 et 8h30 le 4 septembre au matin, la présomption qu’il l’ait tuée est lourde. D’autant plus, que nous venons d’apprendre qu’il n’avait pas travaillé le 4 septembre. Il a donc été seul au domicile pendant que les enfants étaient à l’école ». La garde est prolongée jusqu’à demain matin.

Le corps était probablement au domicile depuis le début

Au début de l’enquête, la maison avait été passée au peigne fin, mais sans mandat de perquisition, puisqu’il s’agissait d’une disparition. « Lors d’un premier signalement, on ne perquisitionne pas ! confirme Étienne Manteaux. Il est effectivement très probable que le corps se trouvait déjà au domicile et que nous ne l’ayons pas trouvé, mais à ce moment, rien ne permettait de pencher pour un homicide volontaire. Et cet homme aura donné le change jusqu’au bout.  Il a montré d’étonnantes capacités pour dissimuler qu’il était l’auteur de cet homicide ».

Tuée d’un coup de couteau ?

« On a privilégié plusieurs pistes, précise le colonel Gilles Martin, commandant du groupement de gendarmerie des Vosges, le suicide, l’abandon de domicile et le crime. » Daniel Rudenko n’a aucun antécédent judiciaire. Maintenant que l’enquête criminelle est ouverte, il reste à éclaircir comment il l’aurait tuée. « La victime présentait une ouverture au niveau du thorax à l’emplacement du coeur qui pourrait avoir été fait par un coup de couteau et pourrait avoir été mortel. C’est la seule trace de violence trouvée. Une dispute qui tourne mal ? Une fois tuée, l’a-t-il enterrée tout de suite, cette fameuse nuit du 3 au 4 septembre ou plus tard après avoir caché le corps ? « .

Une chape trop précipitée

Comme le prévenu s’est réfugié dans le silence, rien à ce jour ne permet de privilégier une hypothèse. A part le fait qu’il ne soit pas allé travailler le 4 septembre, peut-être pour enterrer le corps et couler dessus une chape de produits durcisseurs. « Ce n’est pas le travail d’un professionnel, la tâche semble avoir été précipitée, comme s’il fallait finir avant l’arrivée des enfants par exemple, mais pour l’instant, rien ne permet de corroborer une hypothèse plutôt que l’autre ».

Des révélateurs

Les insectes vont permettre déjà de dater l’heure de la mort assez précisément. « Les enquêteurs doivent trouver où le corps a été tué, poursuit le procureur. Nous avons des produits révélateurs qui mettent en évidence les tâches de sang même quand ça a été nettoyé et malgré le temps passé ».

Le prévenu présenté devant le juge demain

Le prévenu reste en garde à vue jusqu’à demain 8h30. Il sera ensuite déféré devant un juge d’instruction et Étienne Manteaux annonce qu’il saisira le juge des libertés pour qu’il soit placé en détention. Même s’il ne semble pas y avoir préméditation, l’homicide volontaire suffit à lui seul à faire risquer au prévenu, la réclusion à perpétuité.

http://www.actu88.fr/disparition-de-laetitia-delecluze-le-parquet-soriente-vers-un-homicide/

 

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