Docelles – Les ex-UPM veulent faire renaître leur usine

Vendredi à 11h30 devant Saint-Antoine, une quarantaine d’ex salariés d’UPM soutenus par les habitants, brûlaient  les traces du Groupe UPM Kymmène pour faire renaître symboliquement leur usine de ces cendres.

Ils ont allumé 3 brasiers. Le premier correspond « au 1er mensonge d’UPM le 17 janvier 2012, quand on nous a annoncé la mise en vente de notre usine ». Le second feu symbolise « le 2e mensonge en date du 17 juillet quand UPM a lancé le plan social tout en prétendant qu’ils faisaient tout pour trouver un repreneur ». Le 3e marque le 24 janvier 2014 avec l’arrêt de la production, tout en prétendant que le Groupe restait ouvert à des propositions.

Un contrat tacite de vente pour 1€

« La direction a déclaré 3 fois devant témoins que la papeterie ne valait qu’1 euro symbolique, dénoncent les salariés. Nous y avons cru. Pour nous, c’était un contrat tacite. Aujourd’hui, UPM demande 10M€. Nous allons saisir la justice pour dénoncer ce non respect de ses engagements ».

Au tribunal le 8 juillet

Le 8 juillet débutera une procédure au Tribunal de commerce pour non respect des engagements de cession. « C’est une première, assure Nicolas Prévot, délégue CFE-CGC et porteur du projet de SCOP. Il n’y a jamais eu de procès de ce genre avec une entreprise qui se porte bien. Les plaidoiries se feront dès la 1ère audience« .

Nouvelle recherche de repreneurs

Le préfet a annoncé que les pouvoirs publics allaient lancer une nouvelle recherche de repreneurs. Ce qui garantit encore pendant 6 mois que l’usine ne sera pas démantelée.

Un Phénix

Tel le phénix, ils veulent renaître de leurs cendres et ils ne lâcheront pas prise ! Ils le font savoir. Rendez-vous au Tribunal de commerce d’Épinal le 8 juillet.

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