Élections régionales – La Région ACAL Grand Est échappe au FN !

C’est clair, la Région ACAL Grand Est passe à droite, mais ce n’est pas un vote d’adhésion ! Les Vosgiens comme les électeurs de la Grande Région se sont massivement mobilisés pour faire barrage au FN. Ils ont placé la Droite à la tête de la Région, mais seulement au 2e tour, pour bien signifier qu’ils ne veulent plus entendre parler de politique libérale. Et la Gauche a prouvé qu’elle avait eu raison de ne pas se renier !

Le grand perdant est le Front National, qui n’a pas décroché la Région, pas plus qu’aucune région alors qu’elles semblaient pourtant à portée de main. Par contre, impossible d’ignorer ses scores historiquement haut ! Des scores qui dénoncent bien un refus de la politique libérale menée à droite comme à gauche. La population veut qu’on s’occupe de la question sociale et de l’emploi. Les représentants FN siègeront largement au conseil régional.

La question sociale et l’emploi

Les habitants veulent qu’on privilégie l’intérêt des hommes, qu’on prenne en compte la difficulté à vivre, la difficulté des jeunes à travailler et à construire leur vie. Ils veulent qu’on leur parle de vie saine, de bien manger, de respect de l’environnement. Ils veulent vivre de leur travail et pouvoir s’offrir un peu de loisirs. Ils veulent vivre à la campagne en ayant accès aux services.

Un vote de barrage pas d’adhésion

La Droite a la Région, mais il lui faudra gagner la confiance des électeurs. Ce vote était un vote de barrage ce n’est pas la victoire des partis politiques.  Il va falloir conquérir les voix en agissant. Ce soir à la préfecture, les colistiers de Philippe Richert en avaient bien conscience. « On a sauvé les meubles, commente Daniel Lagarde, maire de La Baffe et sympathisant de la liste Richert, il va falloir se faire entendre ». Du soulagement certes, mais pas de triomphalisme.

Comprendre la rupture et répondre à une diversité d’attentes

« On est content d’être arrivés en tête, mais on a beaucoup de travail à faire, déclare Gérard Cherpion, tête de liste Richert dans les Vosges. Il va falloir rassembler les forces. Il va falloir comprendre d’où vient cette rupture ».  Et pour lui, il est important d’équilibrer un mandat national par un mandat de terrain pour ne pas se couper de cette réalité. Pour Daniel Gremillet, il faut rester humble : « Je suis fier des Vosges qui ont mobilisé un taux de participation remarquable. Avec ce résultat, nous avons la lourde responsabilité de répondre à la diversité des attentes. J’y vois 2 messages, un régional et un national. Avec cette nouvelle région, tout est à écrire ». Les futurs conseillers seront attendus.

Jean-Pierre Masseret avait raison de se maintenir

Il reste des choix que Daniel Gremillet, sénateur des Vosges, estime déterminants. La région a la charge des lycées par exemple. « Mais va-t-on faire en sorte de rapprocher le monde de la formation de celui de l’entreprise, former pour l’emploi ? » interroge-t-il. Pour lui, c’est là que sont les marges de manoeuvre, dans l’objectif poursuivi. Pas de représentant du FN, ni des verts à la préfecture ce soir. Un passage éclair de Jean-marie Lalandre, PS, qui déclare que les résultats prouvent que Jean-Pierre Masseret avait raison de se maintenir, même  contre  la directive nationale du parti.

La voix de la gauche encore existante

Contrairement au Nord-Pas-de-Calais et à la Région PACA, la gauche garde des représentants et pourra faire entendre sa voix. Elle prouve qu’elle a eu raison de ne pas renier ses valeurs. « Les Vosgiens sont plein de bon sens, commente la tête liste des Vosges pour la liste Masseret. Ils n’ont pas besoin qu’on leur dise ce qu’ils doivent voter ! » Ils salue la participation en hausse et ajoute : « Si on s’était couché, 100% des sièges de la Gauche auraient été au FN. Nous gardons notre esprit de combattants et nous continuons à nous battre ».

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page