Épinal – Le défi du handicap !

Le centre de loisirs de Rambervillers testait cette après-midi, le handisport. Pas évident de stopper la balle en Torball quand on ne la voit pas, ou de dribbler d’un fauteuil ! Mais les enfants ont apprécié l’expérience. Une façon de se rendre compte physiquement de ce que le handicap fait vivre.

La partie se dispute. Les fauteuils s’élancent. « Cool, pas besoin de courir ! », se réjouit Sabah. Mais le ballon s’échappe. Dur, dur de dribbler en fauteuil … C’est un peu la pagaille. Chacun part vers le ballon mais les roues se carambolent.

Dans la bataille

On se dégage et on se jette dans la poursuite mais le ballon passe entre les roues. Demi tour, toute ! Ca y est, un joueur ramasse le ballon et c’est la ruée vers le panier ! « Pas facile de mettre un panier, remarque Sabah, on ne peut pas sauter dans le fauteuil. On n’a pas d’élan ! ».

Mais où est la balle ?

Eh oui, d’autres muscles travaillent et compensent. Le plus dur, c’est le Torball. « On ne sait pas d’où vient la balle les yeux bandés, raconte Myriam. On ne sait pas comment l’attraper puisqu’on ne sait ps où elle est? C’est trop dur ! ». Sans ses yeux, le monde devient compliqué. Plus de repères dans l’espace, les enfants sont complètement désorientés. Mais c’est une bonne expérience sensorielle. Ils ont vécu ce trou noir, ce monde qu’on ne comprend plus.

Ressentir soi-même les choses

C’est tellement plus parlant quand on le teste soi-même. On comprend mieux ces difficultés qu’on n’imaginait même pas, cette différence de perception. « On ne voit plus les handicapés comme avant quand on a essayé« , observe Sabah. C’est ce que voulait leur faire toucher du doigt Marine Lemarquis, responsable du Centre de loisirs, en organisant cette après-midi Handisport avec l’Association sportive Handisport Golbey Épinal.

« On pourrait en avoir au Centre »

« L’accueil de l’enfant handicapé, on n’en parle pas forcément, mais ça peut nous arriver d’en avoir au Centre de loisirs, explique-t-elle. Nous avons trouvé important, que les enfants y soient sensibilisés. » Clara explique qu’elle avait déjà testé le fauteuil, parce qu’elle y a été 6 mois sans savoir si elle retrouverait son autonomie. « On n’a pas l’habitude de se déplacer comme ça et de voir les choses en fauteuil ou les yeux bandés », déclare Clara.

Pris au jeu

A difficultés nouvelles, nouvelles réponses ! Ils ont été déroutés, mais se sont pris au jeu et ont passé un bon moment. La vie d’un enfant handicapé peut aussi être amusante ! Il peut faire du sport, rencontre des amis, disputer des matchs, ressentir des émotions et chercher à se dépasser. Une expérience qui ouvre l’horizon !

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