Épinal – Les nouvelles serres intègrent une petite station météo pour encore plus d’économie !

En ce moment les anciens tunnels de serre vieillissants sont remplacés par un système de serres « Bi chapelle », qui intègre uns station météo et adapte la gestion de la température aux besoins. Ce qui permettra une économie globale de 20 000€/an.

Un choix qui est en phase avec la décision de la ville d’Épinal de mettre en place une politique paysagère qui respecte l’environnement. Les serres en verre datent de 1964, les serres de multiplication (où germent les semences) et les petits tunnels de 1987. Elles étaient donc vieillissantes et les tuyaux de chauffage passaient sous le toit dans une structure peu isolée. Elles consommaient donc beaucoup d’énergie.

Température et toit ouvrant automatisées

Les nouvelles serres intègrent une station météo qui gèrent de façon automatisée la température et le toit ouvrant sur les parties haute et latérale. Elles permettront une ventilation adaptée en été et un chauffage optimisé en hiver. Les serres ont une isolation optimale qui permet une bonne gestion climatique. » Avec la récupération des eaux pluviales rapportées dans les étangs, on aura un système vraiment économique et écologique », se réjouit Pascal Lienard, conseiller chargé du cadre de vie.

Montage des serres en interne

Le montage des tunnels est fait par les techniciens de la ville avec un « guidage » de 10 jours réparties sur les différentes étapes du montage. « Les serres coûtent 53 000€ avec les frais annexes, elles reviennent à 70 000€, explique l’adjoint. Si la société avait assuré le montage, le coût aurait doublé. En 3 ans 1/2, les nouvelles installations seront amorties et permettront une économie de 20 000 à 25 000€, sans compter les heures d’intervention d’agents économisées, puisque l’ouverture est automatisée et l’économie de l’eau« . Les anciennes serres seront en partie supprimées.

Moins de surface, moins de plants mais autant de fleurissement

En 2012, 3705m2 de serres étaient chauffées. En 2014-2015, la surface chauffée était de 3285m2. Avec les nouvelles serres 2411M2 suffiront dont 1340m2 chauffés. « Pour un fleurissement en constant développement, nous sommes passés de 556 000 à 142 000 plants dont 60 000 annuelles », se félicite le maire, Michel Heinrich. La production a diminué de 75%, mais la surface fleurie est restée identique. C’est le type de fleurissement qui a évolué.

Eau récupérée, chauffage optimisé

« Peu de mosaïques qui demandent énormément de plants au m2 (de 100 à 16 plants pour les massifs simples), beaucoup plus de plantes vivaces, qui donnent un fleurissement constant étalé sur l’année et un aspect plus naturel des massifs », précise Pascal Lienard. Actuellement, l’effectif des serres est passé de 10 agents avec renfort en saison en 2003 à 6 postes. L’eau de pluie est récupérée, l’arrosage au goutte à goutte perd moins d’eau en évaporation, l’électricité et le chauffage sont optimisés. ce qui permet une économie de presque 100 000€ en 7 ans.

Un budget qui a diminué de 37% en 7 ans

Les surfaces nécessaires ont été recalculées. Avec les nouvelles serres, la surface de culture et stockage est adaptée. 960m2 de serre bi chapelle sont installés, 1834m2 de vieux tunnels seront détruits. Ce qui diminue la surface chauffée de 26% par rapport à 2014. Actuellement, un agent revient tous les soirs fermer les aérations de mars à septembre. Une gestion automatisée fera gagner ces 234 heures supplémentaires. Enfin 8 tunnels pourront être revendus pour 3000€. Le budget est passé de 504 000€ à 314 000€, soit une diminution de 37% en 7 ans. Une économie de 200 000€.

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page