Épinal – Une surveillante de la maison d’arrêt suspectée d’introduire des objets illicites

 Après 11 mois d’enquête, le procureur l’a confirmé aujourd’hui, les faits sont avérés. La surveillante est mise en examen pour corruption passive par personne  dépositaire de l’autorité publique et remise d’objets illicites à détenus par personne chargée de la surveillance des détenus. Elle est placée en détention provisoire à Strasbourg.

En novembre 2012, 2 détenus de la maison d’arrêt d’Épinal, révèlent qu’une surveillante se livre à des trafics d’objets illicites. L’enquête est confiée au Service Régional de Police Judiciaire de Nancy et confirme la réalité des faits.

Une surveillante du quartier des femmes

La surveillante du quartier des femmes, la quarantaine, 10 ans d’expérience, a été placée en garde à vue la semaine dernière et mise en examen pour avoir fourni aux détenus des téléphone portables, cartes SIM et de l’alcool.

En détention provisoire à Strasbourg

« La prévenue nie les faits ou plutôt, elle les minimise ce qui nous oblige à poursuivre les investigations », annonce le procureur, Etienne Manteaux.Elle a été placée en détention provisoire à la maison d’arrêt de Strasbourg le temps de la poursuite de l’instruction ».

Un fait isolé

Arrivé en juin 2013 à la direction de la Maison d’arrêt, Alain Cacheux est déjà confronté à un problème épineux : « Ce sont des faits graves, reconnait-il, qui nuisent à la sérénité de l’établissement et provoquent  la crainte au niveau des personnels. Heureusement, cette surveillante a été confondue. C’est un fait isolé et ça rassure la majorité du personnel ».

Un acte grave

A la maison d’arrêt d’Épinal, 60% des détenus sont des condamnés, 40% sont en détention provisoire. « Quand on est placé en détention provisoire, c’est justement avec une volonté de couper la personne de ses contacts le temps des investigations, commente le procureur. C’est une décision réservée aux affaires graves. Fournir un téléphone est un acte grave, parce que ça peut permettre à l personne de relancer son trafic de l’intérieur de la maison d’arrêt ».

Un moyen de pression sur les détenus vulnérables

Alain Cacheux craint surtout l’impact des « caïds » sur les détenus vulnérables, qui peuvent faire pression pour utiliser les téléphones en reportant le risque de se faire prendre sur une personne plus faible.

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