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Épinal – Virginie Degras entame une grève de la faim

Virginie Degras, désespérée de voir les portes se fermer, entame une grève de la faim devant le conseil départemental. « Je le fais pour mes enfants, confie-t-elle. On ne peut plus s’en sortir seuls. On n’a plus d’argent. Il faut qu’on nous aide à réparer notre maison pour pouvoir retrouver une vie normale ».

Pour elle, il n’y a plus d’autre solution. Elle a tapé à toutes les portes, depuis qu’ils doivent se débattre avec le fait de ne pouvoir habiter la maison qu’ils ont achetée à cause des malfaçons causées par l’entreprise chargée de la rénovation et ses prestataires.

Dans l’environnement de 2 familles délinquantes

Menacée d’un signalement auprès du juge des enfants s’ils s’entêtent à vivre dans une maison qui présente de gros risques d’insécurité, ils ont été obligés d’accepter un logement social en attendant le jugement. Avec une attribution en urgence, la famille s’est retrouvée dans l’environnement de 2 familles délinquantes connues des services de police.

Ils n’ont plus rien pour vivre

Elle a dû déménager une 2e fois dans l’urgence, parce qu’il fallait s’éloigner de ce milieu au plus vite et a dû prendre un logement qui n’avait pas été remis à neuf. Aujourd’hui, après ces 2 déménagements et ce qu’ils doivent payer pour essayer de se sortir de cette situation, ils n’ont plus les moyens de se nourrir, ni de vivre tout simplement.

Juste qu’on les aide à réintégrer leur maison

Virginie Degras veut simplement qu’on les aide à réparer leur maison pour s’y installer avec sa famille et y vivre correctement. Ils y avaient mis toutes leurs économies. Ils n’ont plus rien et se voient couler sans pouvoir agir, juste parce que des entreprises ont été malhonnêtes et incompétentes !

Un SOS aux services sociaux !

A force de demander de l’aide et de voir désespérement les portes se fermer, elle ne voit plus qu’un acte pour défendre ses enfants, cette grève de la faim. C’est un SOS aux services sociaux et de l’aide à l’enfance. Cette femme qui vient de perdre 2 enfants en moins d’un an, voudrait mettre les autres (ils sont 4 à charge, Ludivine, Killian, Louna et Tatiana) à l’abri sans qu’on les leur enlève.

Il va falloir tenir encore 6 mois à un an !

Elle a essayé de joindre les élus, les services sociaux, la justice. Un premier référé ordonne une expertise à faire dans les 6 mois. Il va falloir tenir encore ! Ne sachant plus à quel saint se vouer, elle ne voit plus que la grève de la faim devant les services sensés les accompagner face à cette situation d’urgence.

http://www.actu88.fr/remiremont-une-cinquantaine-de-personnes-pour-la-marche-blanche-des-victimes-dinjustice-et-dysfonctionnement/

B.Boulay

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