Expulsé 4 jours avant sa convocation, c’est une torture morale !

Comme chaque 3e vendredi du mois, le collectif de soutien aux Sans papiers, s’est rassemblé devant la gare à Épinal, pour soutenir les Sans papier, dénoncer ce qu’ils subissent, alors qu’ils arrivent dans un pays où ils n’ont plus rien.

Ce dimanche de Pentecôte, le 15 mai en fin d’après-midi, Florand OMARI a été expulsé et renvoyé en Albanie.

Expulsé en Albanie alors qu’il avait une convocation pour le 19 mai !

« Il avait été arrêté au foyer de la rue de Cendrillon l’avant-veille sur décision du préfet des Vosges, conduit au Centre de rétention administrative de Metz avant d’être transféré à Paris, où il a été embarqué manu militari dans un avion… alors qu’il avait sa convocation pour la Cour nationale du droit d’asile le 19 mai, c’est à dire hier, le recours étant suspensif de la décision. Ces méthodes expéditives pour but de contourner l’intervention du juge des libertés et de la détention (le délai étant passé de 48h à … 5 jours). Voilà « l’État de droit » !!! », s’insurge le Collectif.

Des contradictions qui mènent au désespoir

Le Collectif témoigne de ses combats incessants, pour que ces personnes puissent être traitées avec un peu d’humanité et tout simplement vivre. « On se heurte à tellement de contradictions … On veut qu’ils soient autonomes, mais ils n’ont pas le droit de travailler. Ils n’ont plus rien, mais il faut encore qu’ils paient les papiers.  Les courriers n’ont pas de réponse ou sont perdus, sans oublier la vie en hôtel où l’on ne peut pas faire à manger, où les enfants ne doivent pas faire de bruit, et que dire de leur inexistence sociale dans un pays où ils doivent s’intégrer ? », dénonce Jean-Louis Didelot.

Un cri de détresse silencieux mais opprimant

Depuis des années, « le cercle du silence » pousse un long cri de détresse pour alerter l’opinion sur la souffrance de ces gens, de ces familles qu’on ne voit même plus.

 

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