Images – Suivez mon regard !

24 adolescents volontaires pris en charge par la Protection Judiciaire de la Jeunesse ont travaillé avec le Musée de l’image, sur l’image de soi. Une production qui n’a rien d’une image d’Épinal  mais qui affiche une vraie force d’expression !

Ces jeunes en situation précaire ou carencée devaient utiliser un mot simple pour en faire une phrase, et y adjoindre un autoportrait ou une autofiction. Plus facile a dire qu’à faire…

Edition spéciale

Des visuels qui combinés aux slogans, dégagent une véritable force pour ne pas dire de la violence,  comme le souligne Jean-Claude Moretton, Adjoint aux affaires sociales de la Ville d’Epinal. Elles intriguent, révèlent un exutoire, une complexe désespérance mêlée d’espoir et de déterminisme.

Une image positive

L’expression artistique permet pour ces jeunes de sortir ce qu’ils ne peuvent pas dire ou ne peuvent plus dire. « Ce travail les valorise, leur permet de se montrer sous un jour positif, » explique Jean Christophe  Noël, Directeur du Service territorial éducatif en milieu ouvert d’Epinal (PJJ-STEMO).

Découvrir le sens critique

Ils peuvent à travers l’art, transcender le regard qu’ils portent sur le monde. Plongés dans un univers dont ils doivent intégrer les codes, ils aiguisent leur sens critique et se réconcilient avec une forme d’apprentissage.

Artistes

Étonnés qu’on leur demande des autographes sur la plaquette éditée par le Musée de l’Image, les adolescents en profitent pour essayer de comprendre qui est qui. Mais en présence des élus, le réflexe reprend le dessus, ils restent silencieux. Qu’ont-ils à lui dire ?  Jean-Pierre Moinaux, vice-président de la région, les questionne sur l’avenir.

Avenir

Cyprien veut être guitariste, mais travailler sur l’image lui a plu. Il est content de son travail.  Romain est encore sous l’influence de cette expérience. Il veut être artiste illustrateur et puis finalement, plutôt météorologue car il aime bien observer le climat.

D’autres talents

Fares et  Quentin qui n’étaient pas présents au lieu de vie de Biffontaine  au moment du projet, envient ses camarades. C’est sûrs eux aussi ont à dire et sauraient faire. Clara, est plus critique sur son oeuvre, mais elle a pu préparer des gâteaux avec Christian  ( un bénévole et ancien cuisinier professionnel ) et c’est « son truc à elle », puisqu’elle veut être pâtissière.

Une autre session ?

Une expérience concluante qui mérite d’être renouvelée, mais en réunir les financement est une autre paire de manche !

Valentin Vaxelaire

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