Le chômage nuit gravement à la santé !

On le savait déjà mais des études le confirment. Le chômage est un véritable fléau pour la santé. Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) tire la sonnette d’alarme et  parle d’un réel problème de santé publique !

« 10.000 à 14.000 décès par an sont imputables au chômage en France, par maladies chroniques, maladie cardiovasculaires, hypertension, rechute de cancer… ,  dénonce  une étude de l’INSERM (l’Institut national de la santé et de la recherche médicale) de janvier 2015. Des études internationales font état d’un risque de surmortalité multiplié par trois, autant que les effets du tabagisme et 4 fois plus que les accidents de la route ». Ce qui en fait un problème majeur de santé publique.

Un état de santé gravement dégradé

Une étude plus récente (Inserm, Assurance Maladie et assurance vieillesse) dénonce l’état sanitaire général dégradé des demandeurs d’emploi. » Le chômage accroît les troubles dépressifs et le risque suicidaire. Pour une augmentation de 10% du taux de chômage, le taux de suicide tous sexes confondus, augmente significativement de 1,5%. »  600 suicides aurait été liés à la crise entre 2008 et 2010.

Une vie qui se décline en « moins »

Le chômage a atteint des sommets. Il a augmenté en de 47% depuis 2008 et il dure de plus en plus longtemps. Avec des ressources limitées, l’alimentation devient déséquilibrée, l’hygiène de vie moins bonne. Sans rôle dans la société, le chômeur se sent inutile incompétent. Au fil du temps, la plupart d’entre eux vont de moins en moins bien et la souffrance s’installe. Le risque qu’un état dépressif s’installe insidieusement, est décuplé, et préoccupé par l’avenir et le manque de sens de sa vie, il dort mal et recourt aux antidépresseurs.

Un impact social incontestable

En plus de la dégradation de la santé, le chômage a des répercussions sociales, « qui touche le couple, les enfants et l’avenir même de la cellule familiale ». Avec le chômage, viennent les difficultés à boucler son budget,  les restrictions de consommation et les conflits. « Il impacte la stabilité de la vie familiale, en augmentant les risques de séparation ». Une autre étude fait le lien avec la réussite scolaire, montrant que la réussite au bac diminue de 12 points, quand les parents sont au chômage.

Élargir la médecine du travail aux chômeurs

Le CESE recommande un meilleur accompagnement un meilleur accompagnement des chômeurs, en leur proposant un soutien psychologique, en leur faisant passer un premier bilan médical dès le premier entretien à Pôle-emploi, et en élargissant aux chômeurs le système de santé au travail.

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