Neufchâteau – C’est Non à la suppression des trains ! On mérite des services !

Les associations de défense des  dessertes ferrées régionales remettaient le couvert ce dimanche après-midi à la gare de Neufchâteau ! Ils défendent leurs trains avec des horaires pratiques, qui leur permettent d’aller au travail et d’en revenir, d’aller en formation, d’avoir accès aux soins ou de faire leurs courses. Ils veulent également être reliés aux grandes villes le week-end pour aller voir leur famille. Le train, c’est la vie des territoires ruraux !

Les Néocastriens sont rejoints par les défenseurs des autres lignes, comme la ligne 14 : Nancy-Mirecourt-Vittel-Contrexécille-Merrey-Culmont, ou encore les lignes supprimées et remplacées par des bus comme Gérardmer ou Saint-Dié. Il y avait même des Haut-marnais, parce que le problème est le même partout. « On déshabille les territoires ruraux et on les laisse mourir isolés ! ».

Un arrêt du TGV Nancy-Toulouse dans les 2 sens

Encore près de 350 personnes sont là pour arrêter le TGV Nancy-Toulouse, juste 2 à 3 minutes pour apporter la preuve que cet arrêt n’a aucune incidence sur le temps de parcours du TGV. Ce que confirme le roulant (conducteur). Il estime pouvoir regagner 12 à 13mn sur cette portion. Donc Neufchâteau pourrait avoir son arrêt du TGV Nancy-Toulouse dans les 2 sens, comme le demandent les usagers, sans coût supplémentaire et sans incidence horaire !

Des trains le matin et le soir

Les usagers ne ont pas satisfaits des horaires, qui ne correspondent pas à leurs besoins pour travailler, aller au lycée, se rendre à une consultation ou faire des courses en ville. « Les retours ne conviennent pas, expliquent-ils. Il faut des trains entre 17h et 19h« . Le vendredi, ils demandent un train pour revenir de Nancy vers Neufchâteau et pas un train + un bus, et le matin, ils veulent un train avant 8h pour arriver au travail à Nancy avant 9h.

 Des liaisons avec les grandes villes

Enfin, les vendredi et dimanche, ils demandent des liaisons vers Dijon, Lyon, Montpellier ou Paris pour passer le week-end en famille.  « Nous sommes obligés de passer par BlaBlaCar ! ».« Et en période de vacances scolaires, nous n’avons pas de train pour aller à Chaumont ou à Paris ! Il faut prendre un autocar et c’est blindé ! Plein de gens attendent », tempête Annie Boudin, maire  de Midrevaux. Une famille de Vrécourt a ses enfants à Montpellier. « Les familles habitent aux 4 coins de la France. Il faut des infrastructures qui permettent de relier les villes ».

Une question d’aménagement du territoire

« On habite la campagne mais on a le droit de travailler, d’avoir accès à des écoles, des soins et des services. C’est une question d’aménagement du territoire, sinon on aboutit à la désertification ». Et cette famille, comme beaucoup d’autres, refuse que tout soit concentré dans les métropoles. Ce n’est pas la France qu’elle veut ! Un argument que défend aussi Christian Franqueville : « Même s’il n’y avait qu’une personne à utiliser la ligne, elle ne doit pas être isolée« .

On mérite des moyens et des infrastructures

Les élus en remettent une couche : « Si on est là, c’est parce qu’on est préoccupé ! Ce problème n’est pas seulement celui de Neufchâteau. Nous aussi sur la ligne 14 à Vittel et Contrexéville, nous avons les mêmes difficultés, témoigne Luc Gerecke, maire de Contexéville et conseiller départemental. Pour moi, le ferroviaire n’est pas mort ! poursuit l’élu. On va voir ce que va faire la nouvelle région Grand Est, mais il est possible de privilégier ce choix. Si on veut que les territoires ruraux vivent, il faut des infrastructures et des services adaptés. Nous ne sommes pas des indiens dans une réserve ! On mérite des moyens ! ».

De 3 lignes de TGV à une seule

« Nous avions invité Jean-Christophe Archambault, directeur TGV Sud-Est, mais il  n’est pas venu, remarque Élisabeth jandot, présidente de l’Adurne (association des usagers du rail de Neufchâteau et environs), peut-être a-t-il eu des soucis avec le train« , ironise-t-elle. Les arrêts des TGV sont passés de 3 lignes à la seule ligne Metz-Nice. « Si vous voulez passer un week-end à Neuchâteau, explique-t-elle, vous arrivez le samedi à 20h29 et vous devez repartir le dimanche à 7h28 !« , pointe-t-elle. C’est assez court !!!

2h15 pour Nancy-Dijon avec ou sans arrêt à neuchâteau

« Pour les 20 à 40 voyageurs qui utilisaient régulièrement le TGV pour passer le week-end à Neufchâteau, c’est une catastrophe, poursuit-elle. Aujourd’hui, soit vous renoncez à passer le week-end à Neufchâteau, soit vous passez par Nancy avec une perte de temps et d’argent. C’est complètement absurde ! Nancy-Dijon en TGV, c’est 2h15 avec ou sans arrêt à Neufchâteau. Donc pourquoi tant de blocages pour instaurer cet arrêt ? ».

« Nous résisterons ! »

« Nous voulons une réponse immédiate, parce que le directeur TGV nous a donné un rendez-vous en mai, en sachant très bien qu’il ne serait plus sur ce poste, puisqu’il prend à cette date, la responsabilité des TER. Il n’est pas question de rencontrer un nouveau venu ou quelqu’un qui n »aurait pas le pouvoir de décision. Si la SNCF veut nous endormir, nous résisterons comme nous l’avons fait en 2011 !« .

Nous ne sommes pas là que pour payer !

« L’enjeu est d’importance, insiste une élue de la ville de Neufchâteau. Plus nous serons unis, plus la SNCF aura du mal à nous imposer sa loi. Nous ne sommes pas là que pour payer, nous voulons profiter des services ! ». Christian Franqueville, député, en réfère au Ministère des transports. Yves Séjourné annonce qu’il se fera avocat de la cause auprès de la Région et Nathalie Babouot a envoyé avec les associations, un courrier à Guillaume Pepy, Pdg de la SNCF. Affaire à suivre … Rendez-vous est donné le 17 avril même heure pour poursuivre les actions.

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