Papeterie de Docelles – Un projet de SCOP proposé à UPM

Plus de 80 salariés seraient partants pour s’investir dans un projet de reprise de la papeterie d’UPM en SCOP (société coopérative et participative). Ils entreraient au capital en versant une somme prélevée sur leurs indemnités. Le projet est jugé vivable. Il est soumis à UPM et les salariés espèrent une réponse dans les 15 jours.

« Pour construire le projet de SCOP, nous avons tenu compte des points qui avaient amené UPM à refuser les autres projets, explique Sébastien Saget, délégué CGT. Nous avons une bonne assise financière, puisque tout ce qui ne sera pas mis dans le plan social sera investi dans la nouvelle entreprise. Nous avons du potentiel en fonds de roulement ».

Les commerciaux prêts à prospecter

La SCOP travaille avec le commercial finlandais initialement recruté par Pochéco  (candidat retoqué par UPM et qui a préféré se retirer), qui sera le dirigeant de la nouvelle entreprise. « L’équipe commerciale est prête à intervenir, poursuit le délégué. Elle pourrait commencer avant la production. Des clients nous ont dit qu’ils nous suivraient, d’autres sont intéressés par le nouveau projet ».

120 salariés

Les porteurs du projet SCOP évaluent à 120, le nombre de salariés nécessaire la première année. « Il faudra que l’on embauche car il nous manque des services complets à reconstituer ». Le nouveau projet se positionne sur les marchés de niche, les papiers spéciaux, les notices et les packagings. « Nous visons les marchés en croissance, poursuivent les porteurs et il y a largement de quoi nous faire tourner« .

3 équipes et 80 000 tonnes

Ils prévoient de démarrer avec 3 équipes sur une capacité de production de 80 000 tonnes, alors que la machine a une capacité de 160 000 tonnes. Ce qui leur laisse de la marge.

Acheter les actifs

« La direction d’UPM a refusé plusieurs projets. Elle a clairement annoncé son intention de vendre les actifs, maintenant nous souhaitons qu’elle passe à l’acte, espèrent les porteurs du projet. Elle y gagnerait financièrement par rapport aux charges que représente l’usine et participerait à recréer l’activité sur le site. Le groupe y aurai un réel intérêt« . Ils espèrent une réponse d’ici 15 jours. Si UPM accepte de vendre, la société pourrait être créée en mars et démarrer la production en mai.

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