Paramoteurs – Le Tour de Lorraine en escale à Dogneville

Vendredi, l’aérodrome a un air de camping. Tentes, camping-cars et remorques fleurissent aux abords de la piste.L’aérodrome d’Épinal-Dogneville constitue la 2e étape de ce premier Tour de Lorraine de paramoteurs qui se déroule du 15 au 18 août.

Il y régne une effervescence bon enfant intrigante, un désordre sympathique qui contraste avec l’alignement des brigades motorisées de la gendarmerie rassemblées sur l’esplanade pour organiser un contrôle routier renforcé !

Occupation des bleus

Arrivés en fin de matinée, « les hommes volants » se détendent avant le départ de l’après-midi. Ils observent ces autres machines pétaradantes avec un sourire amusé. Il leur faudra attendre l’atterrissage de l’hélicoptère de la gendarmerie avant de s’élancer vers leur prochaine étape. Les aléas du partage du ciel ! 17h10, les gendarmes ont rejoint les axes de circulation. La piste se partage entre les cours de pilotage, les planeurs, le départ des paramoteurs, et même 2 Montgolfières !

Une version touristique

Ce premier tour de Lorraine se veut touristique. Contrairement aux autres manifestations de paramoteurs, il ne se contente pas de rassembler des passionnés pour voler. Il a la prétention d’emmener ses participants d’un point à un autre avec une version touristique découverte Châteaux et plans d’eau, pour ceux qui le souhaitent.

Le minimum de nuisances

Ce qui permet d’allier le plaisir du vol sur plusieurs jours sans imposer aux riverains, les nuisances sonores à répétition  ! « Quand un paramoteur passe tout seul, les gens sont intéressés, mais si l’on fait des rotations au dessus de leur tête, ils sont vite exaspérés », atteste Olivier Rémy, à l’initiative du Tour. Il tient à diffuser une image positive de l’activité !

Une trentaine de machines

« Au départ, il s’agissait juste de partager un week-end sympa avec quelques pilotes avec qui je vole régulièrement », explique-t-il. Mais il a été victime de sa bonne idée. « 12 pilotes voulaient participer, ce qui demandaient un peu de logistique », poursuit Olivier Rémy.  Au final, 35 pilotes, 29 machines et 45 personnes ont pris le départ ! Avec une organisation en conséquence… Certains pilotes sont venus de Bourges, Paris, Reims ou d’Alsace, mais ils se connaissaient tous.

Des étapes de 50 à 65 km par vol

Le Tour prévoyait 6 étapes pour 590 km du 15 au 18 août. Le départ donné à Pont-Saint-Vincent reliait Neufchâteau. La 2e étape menait à Dogneville. Aujourd’hui, les pilotes se préparent pour rejoindre Luneville. « Les participants font 2 vols par jour d’1h 1/2 à 2h, précise Olivier Rémy. Ce qui correspond à 50 à 65km par vol ». Ils devaient passer par Eulmont et La Madine.

Une équipe à la logistique

« C’est une charge énorme en termes logistique pour une personne seule, poursuit le Vice président de « Nancy Vol libre », qui accepte de remettre ça à condition de pouvoir s’appuyer sur une équipe pertinente. « Heureusement, au cours du Tour, un noyau de personnes est venu me seconder ».

Tout roule. Les vents ont été favorables. Les participants ont pu parcourir 500km sur les 590km initialement prévus.

Les trésors de La Lorraine

« Les participants ont été disciplinés. Les départs se sont organisés machine après machine, avec un maximum de sécurité« , se félicite encore Olivier Rémy. Par contre, la dernière étape a dû être écourtée et les participants n’ont pas rejoint La Madine. Ce sera partie remise ! Mais ils n’ont pas boudé leur plaisir, et leur enthousiasme prouve que la Lorraine possède des trésors vus du ciel.

Ils attendent la prochaine édition

Si le Tour a pu sembler un peu audacieux à certains, il a prouvé que c’était une aventure réalisable et inoubliable. Guillaume Vallance et son équipe remporte le trophée final, mais tous attendent la prochaine édition l’année prochaine ou dans 2 ans. Les organisateurs devront en décider.

www.tourdelorraine.fr,  www.nancyvollibre.com

 

 

 

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