Plantations au Champ de Mars d’Épinal, tout est pensé « Gestion durable » !

La ville vient de replanter 18 marronniers à fleurs rouges sur le Champ de Mars en remplacement des 32 malades, qui avaient dû être abattus cet hiver. Toute l’allée a été retravaillée avec des variétés plus résistantes, qui seront plantées de manière plus espacée pour que chaque arbre puisse se déployer. `

Le renouvellement des plantations de cette allée a été déclenchée par l’effondrement d’un immense marronnier avenue de Provence. Personne ne l’avait vu venir. Il n’y avait même pas de vent ! Mais cela aurait pu causer un drame car une famille n’était pas passée bien loin à ce moment là. Découvrant que cet arbres qui semblait solide et sain avait la souche toute rongée, la Ville a fait expertiser ses divers arbres : 80 arbres en ville et 415 à l’arboretum.

Une variété plus résistante

Dans cette allée de marronniers, plusieurs arbres étaient atteints de ce champignon lignivore qui altère les racines et fragilise son assise, rendant dangereux de passer aux abords. La Ville a donc décidé de les abattre et de renouveler ces plantations. Les services ont choisi une variété à fleurs rouges plus résistante aux diverses agressions urbaines (travaux, réseaux, pollutions, salages coups, accidents, …) et qui produit peu de marrons.

On abat beaucoup mais on replante beaucoup plus

Les arbres sont plantés plus espacés pour leur laisser  de quoi s’alimenter, cacher moins la lumière aux bâtiments proches et leur permettre de se déployer sans gêne. Toute l’allée a été refaite pour des questions d’esthétisme. « On a l’impression ces dernières années qu’on en abat beaucoup et c’est vrai, mais on en plante également beaucoup », souligne le maire, Michel Heinrich. Depuis 2009, 826 arbres ont été coupés et 874 ont été replantés.

Des arbres filtres

Les arbres sont nombreux dans la ville et c’est une volonté politique. « Ils ont une fonction de régulation, explique le maire. Ils contribuent aux bonnes relations sociales, améliore la qualité du cadre de vie et la qualité de l’air. Leur fonction de photosynthèse absorbe les gaz et les pollutions et produit de l’oxygène. Ils jouent un rôle dans l’équilibre de la nappe phréatique et de régulation des températures. Aujourd’hui, on essaie d’avoir une politique de régénération ».

Les bonnes essences au bon endroit

La recette ? Mettre les bonnes essences au bon endroit, respecter un écartement adéquat, éviter les variétés trop allergénisantes, puisque de plus en plus de personnes souffrent d’allergies aux pollens, et tenir compte de la biodiversité. Les arbres qui ont atteint leur maturité deviennent vulnérables aux agressions extérieures et il y a 3 risques : la pourriture des racines, le développement de cavités dans le tronc ou dans le houppier de branches. D’où la nécessité de renouveler régulièrement les plantations dans un souci de sécurité.

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