Prévention – Une charte de bonne conduite signée avec les débits de boisson

Aujourd’hui, le préfet Jean-Pierre Cazenave-Lacrouts, le procureur, Étienne Manteaux et Xavier Grimon, président de l’Union départementale des métiers de l’hôtellerie, ont signé une charte de bonne conduite.

Cette charte vise à lutter contre les débordements, les violences sur la voie publique et les accidents de la route dus à la consommation excessive d’alcool. On constate une augmentation des atteintes à l’intégrité des représentants de la force publique. « Souvent les violences sont le fait de personnes, qui une fois dégrisés, sont parfaitement calmes et regrettent ce qu’ils ont fait », remarque le préfet.

Beaucoup trop d’accidents sont liés à l’alcool

La lutte contre l’alcoolisme est une priorité. « On a 2 tués de moins qu’en 2015, mais la situation reste fragile, commente le préfet. Un certain nombre d’accidents sont liés à l’alcoolisation. Il y a eu cette année plus de 1000 infractions avec alcoolémie positive et 292 suspensions de permis pour la même cause« .

Agir sur tous les facteurs en même temps

« Nous voulons accroitre la sécurité des usagers et contribuer au maintien de la tranquillité publique en limitant la consommation excessive d’alcool et en agissant sur tous les facteurs en même temps : lutter contre l’ivresse publique et la toxicomanie, contre l’insécurité routière et contre les risques d’incendie« , détaille le préfet. La charte veut développer la collaboration entre les forces de l’ordre et les débits de boisson.

Surveiller l’ébriété des consommateurs contre une dérogation

Les gérants de débits de boisson s’engagent à ne pas laisser les gens consommer de l’alcool sur leur parking, à ne pas laisser entrer de personnes en état d’ébriété, à mettre à disposition des conducteurs des éthylotests et à les empêcher de reprendre leur voiture quand ils ne sont pas en état. En échange, les service de l’État facilitent les dérogations sur les horaires de fermeture et mettent en place des actions de sensibilisation quand le gérant le souhaite.

S’équiper de vidéos surveillance

« Laisser repartir des gens qui ont trop bu sans intervenir, c’est une responsabilité collective ! insiste le procureur, et il faut également inciter les débits de boisson à s’équiper de vidéo surveillance. On pouvait comprendre qu’il y ait des réticences à limiter les libertés individuelles, mais maintenant n’importe quel smartphone permet de faire une vidéo et de la mettre aussitôt sur les réseaux sociaux, donc ce n’est plus un argument valable. Par contre, c’est très efficace en cas de débordements et de violences« .

15% de la consommation d’alcool passe par les débits de boisson

L’équipement en vidéo surveillance n’est pas incluse dans la charte. Pour le reste, la profession est prête à s’engager. « Nous sommes des professionnels responsables puisque nous formons nos gérants aux risques de l’alcool, à leurs conséquences et aux gestions de crise, souligne Xavier Grimon. Nous savons que 15% de la consommation d’alcool passe par nos établissements. Nous sommes vigilants, mais avoir l’aide des forces de l’ordre quand ça devient difficile est sécurisant. »

 

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