Prud’hommes UPM – L’affaire est renvoyée au 16 février

Pour l’affaire qui oppose les ex salariés de la papeterie de Docelles au groupe UPM, les parties n’auront même pas eu à s’affronter. Le procès est tout simplement renvoyé au 16 février sur demande de la défense.

Pas de joutes vocales aujourd’hui ! L’avocat d’UPM du cabinet Freshfields de Paris, a demandé  dès l’ouverture, le report du procès, arguant du droit de la défense à avoir tous les éléments à temps pour pouvoir faire son travail. « J’ai reçu les conclusions le 6 novembre, soit 3 mois après la date prévue et les demandes ont changé depuis l’affaire plaidée au tribunal de commerce. Le droit de la défense doit être respecté ! ».

Nous ne jouons pas dans la même catégorie

C’est de bonne guerre, UPM a tout intérêt à faire traîner le procès au maximum pour user l’adversaire. Et même si Maître Blindauer, avocat des ex-salariés, a protesté que son confrère avait les pièces en sa possession depuis le 25 mars 2014, date de la plaidoirie devant le tribunal de commerce, il n’a pas convaincu. »Nous ne jouons pas dans la même catégorie et je n’ai pas 50 personnes à mettre sur le dossier »

Il s’agit de redémarrer une usine

« L’argumentation n’est pas différente aujourd’hui, tente Maître Ralph Blindauer. Pour les causes de licenciement, le procès peut être reporté, mais pour la SCOP, on n’a pas le temps ! La papeterie n’est pas comme le vin, elle ne se bonifie pas avec le temps. Vous savez bien que ce n’est pas un chèque que nous voulons. Il y a de l’argent en cause parce que relancer une activité en nécessite, mais il s’agit de redémarrer une usine, autrement, on plaide pour rien, pour la gloire ! »

Vous vous rendez compte que vous condamnez la papeterie ?

Les conseillers n’ont pas retenu l’argument, pas plus que l’urgence de la situation ! « Vous vous rendez compte que vous condamnez la papeterie ? » interpelle Maître Blindauer, désappointé. La défense est dans son droit, elle a eu gain de cause juridiquement. Le facteur humain et social n’a pas pesé.« Vous vous attendiez à quoi ?« , commentent les salariés en sortant. Ils nous ont tous lâchés ». Certains d’entre eux mettaient encore un peu d’espoir en ce procès.

Une bataille de longue haleine

Mais comme perdre une bataille n’est pas perdre la guerre, l’avocat remotive ses troupes : « C’est une bande de faux culs et vous ne devez pas lâcher, car on est parti pour une bataille de longue haleine. L’essentiel est de créer de l’emploi et de faire la démonstration que l’usine peut tourner avec une SCOP, en dehors du système qu’ils portent. On ira jusqu’en Finlande porter le fer de lance s’il faut. Ça prendra le temps qu’il faudra, mais on les aura ! »

UPM remporte cette manche, mais les salariés tiendront

La partie qui représentait UPM ne fait aucun commentaire. Elle a remporté la manche, mais les salariés sont décidés à aller jusqu’au bout.

http://www.actu88.fr/papeterie-de-docelles-le-tribunal-de-commerce-renvoie-sur-les-prudhommes/

http://www.actu88.fr/les-fralib-a-docelles-une-piece-pour-des-combats/

 

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