Rambervillers – L’abattoir va être étendu

Ghislain Durieux, président et Philippe Mauchamp, directeur d’Adéquat (abattage, découpe, qualité) présentait hier le projet d’extension de l’abattoir. Les travaux devraient commencer en janvier sans arrêt de l’activité pour une livraison en juin.

L’abattoir Adequat a 10 ans et se porte très bien, mais il était initialement prévu pour un tonnage de 600 tonnes qu’il a atteint en 2008. En 2012, il en abattait 900 tonnes. L’activité était donc à l’étroit. En 2015, l’augmentation de tonnage se confirme pour arriver à 1100 tonnes. C’est le 2e abattoir de porcs de la région après Sarrebourg (57).

De la transformation en circuit  court

En juin 2013, Adequat adhère à la Cuma La Forgeronne, pour proposer également aux adhérents, de la transformation en circuit court. « La coopérative s’inscrit de plus en plus dans des cycles courts et répond tout à fait à la demande des éleveurs vosgiens, mais il aura fallu 10 ans pour qu’on se rende compte de l’utilité de cet outil », souligne le président.

Améliorer le bien-être animal

Le projet va permettre de mieux gérer les bêtes en attente en séparant les quelques porcs du particuliers, des porcs d’éleveurs. L’extension permet de les installer dans des box plus ou moins grands pour éviter le stress. La capacité passera de 40 à 80 porcs. L’extension intègre également de nouveaux frigos qui permettront de mieux tracer les bêtes et d’éviter toute contamination avec des stockages bien distincts.

Un atelier de viande hachée salée

Il est également prévu un atelier de steacks hâchés salés (30 tonnes/an). « Le consommateur sera sûr que la viande hachée provient bien de ses bêtes« , complète le directeur. La coopérative en profite pour mieux gérer « la triperie », améliorer la gestion des rejets, faciliter la circulation et couvrir la zone technique de lavage. L’espace de transformation sera  agrandi et permettra de faire 2 salles.

Plus 2 équivalents temps plein

L’ensemble des travaux s’élèvent à 675K€ HT. Il sera subventionné à hauteur de 245€ par le département, la région et le Feader (fonds européens). Pour leurs parts, la chambre d’agriculture et la FDSEA ont accepté de reporté de 5 ans, les remboursements. Les 385€ manquants seront empruntés. Aujourd’hui, l’équipe est composée de 4 salariés et demi. Il faudra sûrement embaucher 2 équivalents temps plein.

Un maillage territorial

« Nous sommes aux cotés de la coopérative, assure Jérôme Mathieu, conseiller départemental chargé de l’agriculture, ce projet, c’est de l’activité économique et ça crée des emplois en campagne ». Jean-Marie Lalandre, qui a fait tuer son porc ici, soutient au nom de la Région, le maillage du territoire et les circuits courts. « Un projet qui crée de la valeur ajoutée, améliore le bien-être des animaux et qui se fait une équipe prête à tout faire pour aboutir », souligne Daniel Gremillet, sénateur, on ne peut dire que Banco !

 

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