SNWM – Les 15 établissements en alerte orange

La SNWM de Gérardmer, comme les 14 autres établissements du Groupe, interpellent par courrier les élus, les représentants de l’État et les Ministères concernés sur leur situation. Ils craignent des fermetures et demandent des marchés supplémentaires pour assurer leur pérénité.

Les délégués CGT observent avec inquiétude les suppressions d’emplois croissantes. A Gérardmer, ils étaient 115 en 2009 à la reprise du Groupe, ils sont aujourd’hui 96 salariés.

Plus assez pour assurer l’activité

« Nous voyons croître les ruptures conventionnelles, explique Jean-Marie Liron, représentant syndical au comité de groupe. Nous suspectons de nouveaux départs négociés. A un moment, on va nous dire que nous ne sommes plus assez pour assurer l’activité !« .

Leader en profilage, mais le reste ?

L’établissement de Gérardmer est spécialisé dans le profilage et leader en France. « Le profilage dégage plus de valeur ajoutée, mais cette compétence que nous sommes les seuls à avoir à ce niveau de performance, ne nécessite pas énormément d’emplois, expliquent les techniciens. Par contre, nous maîtrisons d’autres compétences comme l’assemblage, la soudure ou le cintrage qui utilisent plus d’emplois. Mais ce n’est pas le choix du Groupe« .

La filière automobile de l’Est a de l’avenir

Les salariés sont persuadés que la filière automobile de l’Est a de l’avenir. « En plus de Renault et Peugeot, nous livrons Volvo, Opel, Iveco et depuis peu, Volkswagen. Il y a des marchés, mais le Groupe a fait le choix de développer l’étranger. On sait que les constructeurs raisonnent sur des logiques de baisse de coût de production ».

Pas de voitures sans nous !

Ils annoncent une action de sensibilisation pour alerter : « On ne produira pas de voitures sans nous ! affirment les délégués. Nous demandons simplement que les constructeurs nous attribuent les marchés pour lesquels nous avons de vraies compétences. Il n’est pas question de produire à l’étranger pour vendre en France ! La production à l’étranger doit rester pour la vente locale. »

Réagir avant la chute

Ils menacent de durcir le mouvement s’ils ne sont pas entendus. Leur revendication principale pour l’instant est de réunir décideurs, financeurs et constructeurs, pour voir ce qu’il est possible de faire. « Nous voulons anticiper, réagir avant la chute !« . Les syndiqués reprochent au fonds de modernisation des équipementiers automobile (le FMEA) de n’avoir pas joué son rôle de consolidation du Groupe, mais d’avoir choisi de développer des entités à l’étranger qui viennent concurrencer les établissements français.

Assurer la pérénnité

Il est possible d’assurer la pérénité des établissements du Groupe et la CGT veut y réfléchir avant qu’il ne soit trop tard ! Cette motion est soutenue par la CFDT, FO et la CFE/CGC du comité de groupe.

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