Surirradiés – C’est reparti pour un 2e procès !

Le 2e procès des surirradiés débutait aujourd’hui, à 13h30, à Paris. Entre 2001 et 2006, Joshua Anah, radiophysicien, Jean-François Sztermer et Michel Aubertel, radiothérapeutes, qui exerçaient tous les 3 à l’hôpital Jean Monnet d’Épinal, avaient infligé par erreur des surdoses de radiation à près de 450 patients atteints d’un cancer de la prostate. Les 3 praticiens avaient été condamnés en première instance à 18 mois de prison fermes. Ils ont fait appel. Le procès de la cour d’appel reprend tout au départ. Il est diffusé en direct au Tribunal d’Épinal avec un système de visioconférence qui rend possible l’interactivité.

2 accidents se sont déroulés entre 2001 et 2006. 24 patients ont été surirradiés à 20% entre mai 2004 et août 2005, 450 patients ont reçu une dose de 8 à 10% trop forte.

Des séquelles irréversibles

Aujourd’hui, 12 sont morts. Les autres souffrent de problèmes urinaires ou intestinales. Certains ont dû subir une ablation de la vessie et vivent avec une poche urinaire. Des séquelles traumatisantes et irréversibles et qui ne s’arrangent pas avec le temps qui passe ! Des patients dignes mais en souffrance.

Liaison par Intranet de Paris à Épinal

Les parties civiles sont prêtes à se battre une nouvelle fois pour faire entendre leur désespérance et leur amertume. Toutes ne peuvent pas monter à Paris, d’autant plus que ce sont des gens malades. Épinal est donc équipée d’un grand écran et d’une liaison par l’intranet sécurisé du tribunal. Au premier procès, la liaison était téléphonique.

Interactivité possible

 » Épinal devient une annexe de la cour d’appel,  se félicite le procureur Étienne Manteaux, les juges pourront interroger et faire intervenir des personnes des parties civiles à distance s’ils le jugent nécessaire. La retransmission est d’excellente qualité« .  Une première en France. Les interrogatoires d’une personne par visioconférence sont courants, mais pas dans un procès de cette envergure avec autant de parties civiles.

Les parties civiles veulent se battre

La salle du Tribunal peut accueillir 50 personnes et elle est ouverte comme pour un procès. Les parties civiles viendront suivre les moments clé du procès. Elles ne veulent pas de compassion, disent-elles, elles veulent se battre ! A Paris, les parties civiles arboraient l’écharpe rouge.

 Tout reprendre à zéro

Le procès reprend au départ et va tout ré-examiner, mais cette fois, le jugement portera seulement sur les 3 praticiens. Les parties civiles espèrent au moins une confirmation du jugement de 1ère instance. Ils vont devoir revivre pendant un mois le calvaire d’une replongée dans l’horreur, où la santé pèse bien peu… Le procès durera jusqu’au 12 décembre les mercredis, jeudis et vendredis à partir de 13h30.

http://www.actu88.fr/proces-des-surirradies-18-mois-de-prison-ferme-pour-les-2-medecins-et-le-radiophysicien/

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