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Sylvain Dussaulx fait le siège du TGI pour voir ses enfants

Sylvain Dussaulx s’est installé sur les marches du Tribunal de grande instance, lassé d’une situation qui ne lui permet pas de voir ses 2 garçons de 4 et 6 ans depuis 3 ans. Le Jugement lui donne un droit de visite, mais il n’a pas les dates de visite établies par les services sociaux. Il a décidé d’occuper le TGI jusqu’à ce qu’on lui donne ce calendrier.

Sylvain Dussaulx voit rouge ! Il explique que depuis 3 ans, il ne peut pas obtenir de visites pour voir ses enfants. Depuis sa séparation d’avec sa compagne, les enfants sont placés en famille d’accueil. La maman et le papa ont eu un droit de visite hebdomadaire en présence d’un technicien d’intervention sociale et familiale (TISF) lors d’un premier jugement le 26 juillet 2014.

Une réserve sur le droit de visite en 2017

Ce droit de visite est devenu mensuel le 29 juin 2017 car la situation semble se dégrader. Le jugement met une réserve sur le droit de visite du papa en attendant qu’il prenne contact avec les services sociaux. Ce qu’il semble avoir fait en août par courrier recommandé auprès de l’aide sociale à l’enfance de Sarrebourg. Il dit s’être présenté plusieurs fois auparavant auprès du service d’aide à l’enfance de Saint-Dié quand les enfants en dépendaient.

Inquiet des problèmes que connaissent ses enfants

Ce papa est inquiet des conditions de vie dans lesquelles ses enfants se trouvent en Moselle. Il s’appuie sur les constatations mentionnées dans les jugements, faisant état des difficultés pour la mère à assumer ses responsabilités éducatives et des problèmes qui en résultent pour les enfants. Pour lui, c’est elle qui met les enfants en danger, puisque les problèmes persistent alors qu’il n’arrive pas à obtenir des services sociaux, ces dates de visite qui lui permettrait de voir ses enfants.

Il ne veut pas laisser ses enfants s’enfoncer

Il a fait un signalement auprès du 119 pour qu’une enquête soit faite. C’est pour cette raison qu’il refuse de signer l’autorisation de prise en charge par le Centre médico-psychologique, estimant qu’il faut résoudre le problème où il est et que lui n’est pas en cause, ni responsable de ces difficultés qu’ont aujourd’hui les enfants.

Le numéro de téléphone pour joindre son fils a changé

Il avait obtenu de pouvoir téléphoner 2 fois par semaine au plus grand de ses enfants en 2014, mais le numéro qu’on lui a donné, n’est plus attribué. En 2015, à force de se heurter à des blocages dont il ne voit pas l’issue, Sylvain Dussaulx a fait une dépression en juin 2015. « J’ai voulu mourir », confie-t-il. Il s’est retrouvé à l’hôpital Ravenel pendant 2 mois. Depuis, il a repris son combat. Ce papa a des droits et même s’il ne maitrise pas toutes les ficelles de l’aide à l’enfance et des procédures, il frappe à toutes les portes.

Obtenir un calendrier de dates de visite

Dans cette situation confuse, ne voyant plus d’issue à sa situation, il a décidé de s’installer sur les marches du palais de justice jusqu’à ce qu’il obtienne ces fameuses dates de visite qui lui permettront de voir ses enfants en présence d’un tiers, donc sans danger à priori pour les enfants. « Je suis le père, j’ai le droit de les voir et je veux l’exercer, conclut-il. Je veux qu’on protège mes enfants et j’en veux aux gens qui les font souffrir ». Il veut alerter l’association de défense des pères et des familles de Gérardmer.

 

 

B.Boulay

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