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Trafic de stupéfiants – 14 suspects en détention provisoire

Sur les 17 personnes interpellées mardi dans le cadre d’une vaste opération anti-stups, 14 ont été placées en détention provisoire dans 7 maisons d’arrêt différentes. Le procureur fait un point sur ce « démantèlement d’une ampleur particulière ».

Les défèrements se sont déroulés sur 3 jours. Ils se terminaient vendredi soir au Tribunal. Toutes les personnes mises en cause ont entre 25 et 30 ans. 14 suspects, 11 hommes et 3 femmes, ont été placés en détention provisoire à l’issue de leur présentation au juge des libertés. 3 sont sous contrôle judiciaire. C’est ce qu’avait requis le parquet.

12 récidivistes

Ces incarcérations en nombre n’ont rien d’étonnant, puisque le coup de filet a été déclenché une fois les preuves réunies. 12 d’entre eux sont des récidivistes bien connus de la justice. « Ce sont des personnes durablement ancrées dans la délinquance, qui aussitôt sorties de prison, replongent dans le trafic. Il leur est difficile d’accepter un travail payé 1200€ par mois ! », commente le procureur. 

Un démantèlement d’ampleur !

« L’opération a abouti à un démantèlement d’une ampleur particulière, poursuit-il, par les moyens de police judiciaire engagés, par les saisies et par les résultats. Au regard des éléments présentés par la brigade de gendarmerie de Neufchâteau en mars 2017, le Parquet a très vite décidé l’ouverture d’une information judiciaire. La section de recherche de Nancy et le GIR ont été co-saisies. Ils ont installé des écoutes téléphoniques et des surveillances. Ce n’est que lorsque le dossier a paru suffisamment mûr, quand les enquêteurs ont eu assez de preuves, qu’ils ont lancé les interpellations ».

Sur tous les fronts

Le GIR de Metz, qui regroupe des personnels de gendarmerie, police, douane et brigade financière, commandé par commandant divisionnaire fonctionnaire Philippe Bujon, a organisé le renfort en personnels de manière à intervenir sur tous les fronts, interpeller les nourrices (qui sont rémunérées pour héberger le matériel), démanteler le réseau en profondeur et les priver de leurs véhicules et matériels. « Sachant qu’ils avaient des armes, nous les avons surpris à l’aube pour qu’ils n’aient pas le temps de riposter et de créer des incidents. Tout s’est bien passé ».

Des stupéfiants et 10 véhicules

17 personnes ont été interpellées simultanément sur 3 départements, les vosges, la Meurthe et Moselle et la Meuse. Les enquêteurs ont saisi à leurs domiciles 2,3 kg d’héroïne, quelques gr de cocaïne, 3 kg de résine de cannabis, 3 armes de poing dont deux 9 mm (des armes de catégorie B qui sont soumises à réglementation), du numéraire et 10 véhicules !

Des navettes et pas de stock

« La caractéristique de ces trafics, c’est qu’ils fonctionnent avec des stocks proches de zéro, complète le lieutenant-colonel Franck Chaix, commandant de la section de recherche de Nancy. On trouve donc très peu de stupéfiants chez les auteurs. Ils préfèrent faire la navette plusieurs fois par semaine dans les Pays frontaliers pour s’approvisionner ». 

Un trafic de plusieurs kg/semaine

« Nous allons poursuivre l’information et nous intéresser aux consommateurs, annonce Étienne Manteaux. Nous voulons mettre en place des injonctions thérapeutiques, parce qu’il ne suffit pas de démanteler un réseau, il faut aussi soigner les gens qui en sont les consommateurs, sinon ça ne sert à rien. Les trafiquants, eux, ne consomment pas. Ils dealent et font du business sur le dos des personnes qui sont prises dans l’addiction. Ce trafic met sur « le marché », plusieurs kilos d’héroïne par semaine« .

Entendre les consommateurs et boucler vite le dossier

« La gestion d’une affaire comme celle-là est lourde. Il faut aller vite, précise encore le procureur. D’ici 3 à 4 mois au plus tard, le dossier doit être bouclé pour pouvoir commencer les jugements ».

http://www.actu88.fr/operation-antidrogue-17-personnes-interpellees-pour-trafic-de-stupefiants-sur-la-lorraine/

B.Boulay

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