UDCGT – « Il est urgent d’imposer d’autres choix de société »

Vendredi, l’UD CGT tenait son assemblée de rentrée à Docelles. Une assemblée avancée pour permettre de prendre le pouls des différentes entreprises avant la grande manifestation nationale du 10 septembre.

« Aujourd’hui, c’est compliqué dans les entreprises, attaque Denis Schnabel, secrétaire général de l’UDCGT, car il y a un fort chantage à l’emploi de la part du patronat qui va à l’encontre des droits des salariés. Ils font pression pour réduire les salaires et augmenter le temps de travail, alors que dans le même temps, on licencie et on se sépare des salariés et des seniors. Ça pose de vraies questions ! ».

Des entreprises malmenées

Le sort de la papeterie UPM de Docelles est toujours en balance. Mais les grands groupes ne résistent pas mieux. Trane, Honeywell, Nestlé, parlent réduction d’effectifs et délocalisation. Fournier SA, PTP Industry et MVM sont en difficulté.

Les syndicalistes sont inquiets pour l’avenir de leurs entreprises.

Valoriser le travail, plus que le capital

« Il faut un autre partage des richesses, défend Denis Schnabel. Si on retrouvait la répartition des années 80, 60% pour les salariés et 40% pour les actionnaires, on règlerait les problèmes et en y ajoutant les 80 milliards de fraude fiscale, il n’y aurait plus de déficit ! La crise n’est pas pour tout le monde. Ce ne sont pas les salariés qui coutent trop cher. On rémunère trop le capital et pas assez le travail, c’est notre drame !».

Défendre l’emploi et les retraites

Pour la CGT, il y a d’autres choix que l’austérité et la régression sociale. Elle rejoint les déçus du gouvernement. 

Demain, l’intersyndicale FO, la FSU, Solidaires et la CGT, appellent à une grande manifestation à Épinal à 14h30 devant la préfecture pour défendre l’emploi, la protection sociale, les conditions de travail, les salaires et les retraites.

Pas question non plus de cautionner la réforme des retraites. « Pour avoir une retraite, il faut avoir un vrai salaire et ça passe par l’emploi », argumente Denis Schnabel.

D’autres choix

La CGT considère la mobilisation du 10 septembre comme un tremplin. « Il est urgent  qu’on impose d’autres choix de société. Il y a d’autres choix que la régression sociale. C’est ce qu’on attend d’une politique de Gauche et on est loin des attentes que les salariés ont acté en votant un changement de gouvernement. L’histoire nous montre que ce qui ne semblait pas possible comme le progrès social en 36, s’est fait !».

 

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