UPJ – Alerte, des maladies menacent nos forêts et nos jardins !

L’UPJ met en garde l’opinion contre la menace qui pèse sur les frênes, les buis et les marronniers du Nord-Est de la France. Maladies et ravageurs s’installent dans nos forêts et nos jardins et les déciment à une vitesse inquiétante. Sans traitement, ces espèces sont réellement menacées ! Or, on passe au « Zéro phyto »…

La loi de Transition énergétique prévoit la suppression des produits phytosanitaires issus de la chimie pour les collectivités dès 2017 et à partir de 2019 pour les particuliers. Le risque est de voir disparaître des espèces de végétaux vulnérables aux maladies et ravageurs qui risquent de redoubler avec la suppression des produits qui les combattaient. D’autant plus que le réchauffement climatique voit diminuer les températures au-dessous de zéro qui aidaient à réguler les parasites.

La chalarose du frêne

La chalarose du frêne (ou maladie du flétrissement) est due à un champignon arrivé d’Extrême-Orient par la Pologne. Elle est en train de contaminer le Nord de l’Europe. L’évolution de cette maladie est particulièrement rapide. En France, les premiers symptômes ont été détectés en 2008 en Haute-Saône. Depuis la zone atteinte représente 1/3 du territoire. « Cette maladie se manifeste par une mortalité quasiment totale des jeunes arbrisseaux par une pourriture au pied et une dégradation avancée du feuillage pour les arbres adultes, explique l’UPJ. La pérennité du frêne, actuellement 5e essence feuillue, est fortement compromise si aucun protocole médicamenteux ne lui vient en aide« .

Le buis atteint par 2 maladies du dépérissement

Le buis est depuis 2008 attaqué par deux maladies de dépérissement (Cylindrocladium buxicola et Volubella buxi) et un ravageur (la pyrale, un papillon nocturne).Ces espèces sont tellement envahissantes qu’entre 2013 et 2014, 28 nouveaux départements ont été touchés. « Le magnifique jardin du parc de l’orangerie à Strasbourg qui s’étend sur 26ha est menacé », insiste l’UPJ.

Le chancre bactérien détruit le marronier

Tout aussi alarmant, les marronniers subissent les attaques de la mineuse du marronnier, une chenille qui creuse des galeries dans les feuilles. Une maladie, le chancre bactérien est apparu peu après l’arrivée de cette chenille en Europe. Les jardins . »Sans traitement adéquat, les majestueux jardins à la française du château de Lunéville qui sont composés essentiellement de Buis et marronniers, disparaîtront », poursuit l’UPJ.

2 végétaux invasifs et toxiques

Enfin, deux végétaux extrêmement invasifs, l’ambroisie et la berce du Caucase prolifèrent dangereusement, éliminant la majorité des autres espèces qui les entourent. Le pollen de l’ambroisie est très allergisant et la berce du Caucase toxique pour l’homme (brûlures qui peuvent aller jusqu’au 3e degré si elle est en contact avec la peau). « Il est grand temps de se mobiliser pour sauver le paysage végétal du Nord-Est de la France car sans solution adaptée et efficace, les frênes, les buis et les marronniers sont amenés à disparaître comme ce fut le cas pour les ormes », alerte Guillaume Roth, président de l’UPJ.

Des végétaux utiles

Les végétaux refroidissent et dépolluent. Dans un contexte de réchauffement climatique, cet effet des plantes est non-négligeable. Dans une étude, la Société Française des gazons précise qu’1 ha de gazon produit l’oxygène nécessaire à 150 personnes et capte une quantité de CO2 équivalente aux émissions de 30 automobiles.L’UPJ part en guerre contre la loi « Zéro phyto » adoptée par les parlementaires français avec des échéances courtes ne laisse pas le temps de développer des techniques et des produits alternatifs.

Pas d’alternative pour soigner les végétaux malades

Il lui préfère un usage responsable des produits en complémentarité du naturel. « Nous savons qu’il faut 10 ans pour créer un nouveau produit adapté et il est mensonger de laisser croire que les problème de santé des végétaux pourront être actuellement résolus sans produits de synthèses. Donc les échéances de 2017 et 2019 vont créer des problématiques de santé végétale très préoccupantes. Cela équivaut à condamner de nombreuses espèces ».

Les parlementaires ont voté la dégradation de la qualité de vie des urbains

« L’avenir des villes européennes est dans la végétation plantée et entretenue. Mais, en supprimant les produits qui aident au développement des plantes et des arbres sains, les parlementaires ont voté la dégradation des conditions de vie des urbains, qui apprécient les espaces verts », conclut Guillaume Roth.

Il y a urgence à trouver une solution !

La loi étant passée, il faudra compter sur la passion et le Savoir-faire de ces gens qui entretiennent jardins et forêts, mais il faut s’en préoccuper très rapidement, avant que les contaminations ne ravagent complètement les espèces.

UPJ : Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces publics

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