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Orientations budgétaires – Ok pour le budget prévisionnel, mais avec vigilance !

Le budget 2017 du conseil départemental s’élève à 443M€ . Il est en baisse de 17,5 M€, ce qui s’explique par le transfert de la compétence transport à la région. L’investissement reste de 75M€/an, mais les projections se feront désormais sur 3 ans jusqu’en 2019. Ce budget n’est qu’un prévisionnel. Il a été validé mais il ne sera voté qu’en décembre.

« Nous avons choisi à l’unanimité d’inscrire nos orientations dans un cycle pluriannuel, pour conserver un département qui est aujourd’hui encore l’acteur public majeur de notre territoire, annonce François Vannson, président du Conseil départemental. Ces projections se situent dans un contexte, où le désengagement de l’État atteint des sommets et la progression du coût des dépenses sociales suit la courbe inverse ».

Des ressources humaines qui perdent 500K€

Les dépenses de fonctionnement seront très strictement cadrées et les dépenses de ressources humaines devront encore diminuer en passant de 82,8M€ à 82,3M€. Des économies seront faites sur les intérêts de la dette, les dépenses internes et la gestion du SDIS. Pas le choix, « Le manque à recevoir est passé de 12M€ en 2011 à 18M€ en 2017 », regrette François Vannson.

75M€ d’investissement par an sur 3 ans

L’investissement reste à 75M€ et il est prévu qu’il reste constant sur les 2 années suivantes. « Il s’agira de conserver un réseau routier de qualité, de moderniser nos bâtiments publics, collèges en tête et de garder le rythme du déploiement du numérique. Nous devons détenir des infrastructures bien entretenues, mais aussi modernes« , justifie le président.

Poursuivre l’aide aux communes

Le département veut poursuivre l’aide aux communes, les compétences volontaires et l’économie dans les secteurs agricoles et touristiques. « Il est bien clair, qu’en conservant une stratégie d’investissement offensive, avec des moyens raisonnables, le département entend éviter le décrochage du territoire vosgien en lui conservant toute son attractivité ».

Pas d’aléas !

Et pour joindre les actes aux intentions, le département ajoute un programme de redynamisation du territoire de 6M€. Ce dispositif permettra de financer 40 nouvelles actions en redéployant les crédits en interne. « Nous continuons à investir, mais nous ne pourrions supporter aucun aléa« , remarque William Mathis. « Nous pouvons poursuivre parce que l’année dernière, nous avons pris les décisions qu’il fallait prendre, mais nous n’avons droit à aucun dérapage ! », concède le président.

Le lissage du transport inquiète les élus

Le transfert du transport inquiète les élus qui craignent de perdre en qualité de service. « La desserte des Vosges est très performante, une moyenne sera forcément moins bien alors que la somme payée sera la même », souligne Dominique Peduzzi. « Est-ce que la carte est en 3D, plaisante Jérôme Mathieu, parce que nous avons aussi des zones de montagne !« . »Faudra-t-il imaginer des modalités de transport complémentaires ? » insiste Alain Roussel.

Le transport des personnes handicapées reste au département

Par contre, le département conserve le transport des personnes handicapées. « Pourquoi la région ne prend elle pas tout le transport, même celui des personnes handicapées ? »interroge Gilbert Poirot. « Pas question, nos personnes handicapées restent chez nous ! Elles doivent être gérées dans la proximité« , proteste Caroline Mattioni.

La solidarité est un engagement

Benoit Jourdain s’interroge sur l’aide aux communes. « Aider les collectivités réduit notre capacité à investir. Doit-on continuer à nous endetter pour aider les communes ?« . La réponse fuse ! « Vous pouvez assassiner vos habitants, mais vous n’aurez pas un résultat suffisant dans les petites communes ! ». « Il est important de jouer un rôle de péréquation », affirme Simon Leclerc. La solidarité est un engagement du département.

Vigilance !

Les orientations sont validées, mais les élus se promettent d’être vigilants sur le lissage promis pour 2018 sur le transport. En 2017, la région prend la compétence mais va analyser les divers fonctionnements, l’harmonisation qui inquiète tant est prévue pour 2018.

 

 

 

B.Boulay

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