Agriculture – Nuit de la détresse : Nous aussi, on a le droit de vivre !

Ils étaient plus de 150 , au Rond-Point de Dompaire malgré les moissons pour réclamer un prix juste qui leur permette de vivre. Les exploitations vont très mal. Les discours et les promesses ne suffisent plus, les agriculteurs veulent des prix ! Aujourd’hui c’est le feu de paille, ils promettent la révolte si ça ne change pas.

Les prix sont en négociation. Donc les agriculteurs modèrent leur colère. « Aujourd’hui c’est un coup de klaxon pour alerter, déclare Philippe Clément, président de la FDSEA. Que chacun puisse prendre ses responsabilités. L’élevage dans les Vosges, c’est 2500 familles et 20 000 emplois indirects. Les Vosges sont-elles prêtes à les voir disparaitre ? Le département peut-il se le permettre ? J’ai vu 3 ou 4 élus,  mais pas beaucoup et ça quelque part, ça me chagrine. Qu’ils assument leur mission et nous défendent dans les instances où ils siègent« .

Symboliser leur détresse

Ils allument un feu de paille pour symboliser leur détresse, le grand vide des trésoreries. « Il faut prendre les mesures qui s’imposent ou ça va se tendre ! », annoncent-ils. Chaque canton va mener ses actions demain matin, ils savent ce qu’ils ont a faire !

63% d’exportation en plus de lait

Le prix de lait est en négociation. D’un coté les grandes et moyennes surfaces annoncent qu’elles sont prêtes à payer plus cher et de l’autre, les exportations ont augmenté de 63% en un an. Ce qui veut dire qu’ils vont chercher un lait moins cher ailleurs !

Juste des prix rémunérateurs !

Les agriculteurs réclament des normes harmonisées sur l’Europe « sinon il n’est pas possible d’être en concurrence ». « Les marges ne sont pas chez nous les grandes surfaces et le secteur agroalimentaire jouent au poker menteur, mais dans les exploitations, on a de la détresse ! Les banques et les organismes comptables tirent la sonnette d’alarme, proteste Jean-Paul Fontaine, président des Jeunes Agriculteurs. Nous sommes le 1er maillon de la chaîne et nous aussi, on a le droit de vivre ! Nous sommes de bons chefs d’entreprise. Ça fait 6 mois qu’on demande des réponses et on n’a que des feux de paille. IL faut des prix rémunérateurs, c’est tout ce qu’on demande. »

Le travail des hommes et des femmes, ça se respecte !

« Nous sommes des façonneurs de paysages. Toute cet environnement, c’est le travail des hommes et des femmes et ça se respecte ! », conclut Jérôme Mathieu, président de la chambre d’agriculture. Les territoires ruraux sont malmenés par le pouvoir en place. Il va falloir que ça s’arrête ! Redonnez-nous un peu de pouvoir sur nos territoires ! ». Ils annoncent des opérations coup de poing sur l’été et l’automne.

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