Biodiversité – Préserver, c’est maintenant !

Pas de chance pour cette fête de la biodiversité, il pleut dru en ce début d’après-midi ! Heureusement, une accalmie permet aux moins timorés, une exploration des stands et des zones humides … Mais il faudra un peu prospecter pour trouver des candidats aux balades découverte …

Biodiversité … De quoi parle-t-on ?  … Seules 1,4 million d’espèces sont répertoriées sur les 5 à 30 millions qui existeraient sur la planète ! Il en reste encore tellement qu’on ne connait pas ! Les espèces les plus visibles ne sont pas les plus nombreuses. Par exemple, savez-vous qu’un millilitre d’eau de mer contient environ 1 million de bactéries, et qu’un ha de terre non polluée dans une région tempérée abrite de 250 000 à 5 millions de vers de terre ?

260 espèces éteintes au XXe siècle

Entre 1900 et 2000, l’humanité est passée de 1,8 à 6 milliards d’individus ! Cette explosion démographique et l’essor industriel ont eu des conséquences sur les milieux. L’utilisation massive d’eau, d’engrais, de pesticides et d’énergies fossiles en quantité a entraîné la disparition des sols arables, une diminution du niveau des nappes phréatiques et provoqué le réchauffement climatique. 260 espèces se sont éteintes au XXe siècle chez les vertébrés.

Une extinction 1000 à 10 000 fois plus rapide

C’est la 6e extinction majeure des espèces. Mais on estime qu’elle est de 1 000 à 10 000 fois plus rapide que les précédentes. Il est urgent d’agir ! Les scientifiques ont défini 25 zones prioritaires, qui abritent une biodiversité exceptionnelle et les espèces les plus menacées. Cette épée de Damoclès nécessite une prise de conscience des populations, un autre mode de vie et une véritable volonté politique des collectivités locales. Pour garder l’équilibre de la planète,  il faut préserver les écosystèmes.

Une société hors sol

Épinal est en route. Mais la transition est lente. C’est pour ça que Michel Hutt parle de société « hors sol », qui a perdu le lien avec ses racines, avec la nature nourricière et la temporalité des saisons. « Les enfants ont oublié d’où vient le lait, comment poussent les légumes, et que tout ne vient pas du supermarché », remarque-t-il. C’est un peu moins vrai en territoire rural, mais à peine …

Les incroyables comestibles

Quand Pierre Rabbi appelle à « l’insurrection des consciences« , Michel Hutt préconise de la pédagogie écologique. Pour les 2, il faut changer notre mode de production et de consommation. Les Incroyables Comestibles suggèrent de faire de la ville, un immense jardin partagé. Il s’agit d’installer des bacs ou des jardins, où chacun peut apprendre à cultiver et partager ce qui pousse en libre service. Ce concept citoyen et solidaire gagne du terrain et c’est un formidable outil d’éducation à l’écologie.

De la curiosité, des échanges et des idées

Ceux qui l’ont essayé, observent que ces espaces jardin suscitent des échanges. Une émulation se crée autour du projet et divers savoirs faire s’allient, pour faire émerger d’autres développements. Un Bac dans une zone pavillonnaire où chacun peut avoir son jardin a-t-il un sens ? « Je l’ai fait parce que j’avais envie d’interpeller, explique une participante, et ça intrigue ». Si les gens en voient plusieurs, ils les reconnaitront et se diront : pourquoi pas ? Les étudiants de l’école d’art y allient l’esthétisme et le sicovad complète avec une version composteur.

Cultiver a du sens

Pour les enfants, c’est magique. Ils redécouvrent le plaisir de la terre, les différentes étapes de la culture. Les jardins sont à leur hauteur. Ils observent, calculent les espacements, plantent et dégustent. Manger devient un vrai plaisir et ça a du sens ! « Nous avons décidé de ne pas acheter les graines, mais de demander aux habitants de nous en fournir, explique Antoine Cicolella, l’enseignant, et on en a eu trop ! ».

Les Vosges sont impactées aussi

« Les gens, ici dans les Vosges, sont persuadés qu’il n’y a pas de problème de biodiversité. Ils voient que tout est vert et croient que rien n’est impacté« , observe encore Michel Hutt. Il faut donc expliquer les écosystèmes, les dangers et les solutions. Sur l’esplanade du château, les microcosmes sont expliqués de manière ludique. Les tritons se trémoussent dans un bac, les escargots font leur traces et les souris se cachent sous la paille. On parle abeilles, chauves-souris, poissons, … mais aussi consommation aux 4 coins du monde, tri ou encore comment se soigner avec des herbes locales.

Sauver les hirondelles

Enfin, les petits débrouillards et Hirrus ont choisi de parler du déclin des hirondelles. Une balade d’1h pour comprendre pourquoi les populations d’hirondelles rustiques ont diminué de 40% en 25 ans. Les maisons sont de plus en plus étanches et ne permettent plus la nidification. Hirrus propose de fabriquer des nids artificiels pour les inciter à s’installer et de placer une planchette en dessous pour éviter les souillures des fientes. Les pesticides détruisent les plantons aériens et la diminution des zones humides font qu’elles ont de plus en plus de mal à nourrir leurs petits.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page