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CFE-CGC : « Les opposants mettent en danger le dialogue social »

« En remettant en cause de l’’Accord National Interprofessionnel signé le 11 janvier, par 3 organisations syndicales de salariés et par les 3 organisations patronales, les opposants et manifestants remettent en cause le dialogue social », estime la CFE-CGC.  Cette organisation assume ses choix et dénonce cette remise en cause d’une négociation.

 Pour la CFE-CGC, cet accord, fruit d’une longue négociation, a mis en place un certain nombre d’avantages pour les salariés :

–       Droits rechargeables aux prestations chômage,

–       Amélioration de l’accès au logement,

–       Mise en place d’une mutuelle obligatoire pour tous les salariés (à négocier par branche ou par entreprise),

–       Portabilité de la mutuelle frais de santé augmentée à 12 mois,

–       Nouveaux droits pour l’information des élus,

–       Accès d’un représentant salariés au Conseil d’Administration des entreprises.

 L’urgence est au dialogue social

Comme dans tout compromis, il y a aussi des concessions faites au patronat. Et la CFE-CGC ne comprend pas que les organisations syndicales reviennent sur cette négociation.

« Face aux difficultés actuelles pour l’emploi, face à la course au « toujours moins cher « sans préoccupation aucune des salariés, l’urgence est au dialogue social vrai, et non à la contestation stérile dans la rue« , déclare la CFE-CGC par la voix de Christian Paulin.

La CFE-CGC dénonce que 2 organisations syndicales, qui ont participé aux négociations, n’en respectent pas le résultat, alors qu’elles ont eu tout loisir de s’exprimer.

Certains prennent des risques pour l’ensemble des salariés

« Il est surprenant de constater qu’une organisation syndicale, signataire de l’accord sur la représentativité des syndicats, remette en cause son contenu en prétendant que les organisations signataires de l’ANI du 11 janvier ne seraient pas représentatives« , poursuit la CFE-CGC.

Pour cette organisation de cadres et maîtrise, remettre en cause cet accord, c’est renier l’utilité du dialogue social.  « Cela signifie-t-il que tous les accords signés dans le passé seront dénoncés le 29 mars, si une organisation syndicale est déclarée non représentative ? », s’interroge l’organisation syndicale. A vouloir jouer à se faire voir, certains prennent des risques pour l’ensemble des salariés ».

Ce n’est pas la conception de la CFE-CGC, qui assume sa responsabilité de partenaire social à part entière et dénonce le risque que fait courir cette opposition au dialogue social.

 

 

B.Boulay

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