CFR Gugnécourt – 8 jeunes en mission solidaire au Sénégal

8 étudiants en BTS Développement Animation des territoires ruraux sont partis du 24 avril au 10 mai au Sénégal dans la ville de Saint-Louis pour construire une salle de classe et réaliser son aménagement paysager. Jeudi, ils présentaient leur aventure aux financeurs.

Ce projet réalisé dans le cadre de leurs études leur offre une magnifique occasion de s’ouvrir à l’international et de vivre en direct la concrétisation d’un projet humanitaire de A à Z. Si le directeur, Michel Lambert en est convaincu, les étudiants n’avaient pas tous le même enthousiasme ! Partir dans un pays en voie de développement, avec des conditions d’hygiène qu’ils imaginaient rudimentaires, la peur des insectes, du paludisme, … Aline et Lorraine en particuliers, avait beaucoup d’appréhension.

Une salle de classe et des arbres

Un petit groupe d’une dizaine d’étudiants a décidé de tenter l’aventure : donner de soi pour mener à bien la mission impartie : construire une salle de classe supplémentaire à l’école primaire de Saint-Louis dans le quartier des Oudayas, pour permettre à 80 enfants non scolarisés de suivre les cours.

Un an de préparation

Ils ont repris l’association « Bouge ta solidarité ! », monté le projet, trouvé les partenaires et les financements, préparé la logistique. »Un chantier comme ça, c’est un an de préparation », précise Johanna Boukhelifa, de la FOL 88, partenaire de l’opération, qui les a accompagnés. On se confronte à une culture qui n’est pas la notre, d’où les appréhensions. Mais on fonctionne avec des partenaires testés pour assurer à ses projets toute la sécurité nécessaire ».

 Ils n’ont rien mais ils sont plus heureux que nous !

Sur place, ils ont été accueillis par les jeunes Sénégalais d’une association « Envie d’agir », qui ne les ont pas quittés le temps de leur séjour, s’assurant qu’ils se sentaient à l’aise. Ils ont servi de guide, partagé leur repas et des soirées inoubliables … et beaucoup discuté. Ils ont découvert cette simplicité de l’accueil, la joie de vivre, la bienveillance, le coeur sur la main prêt à tout donner, une forte solidarité. « Ils n’ont rien mais ils sont plus heureux que nous », s’étonne Lucas. Ça relativise beaucoup de choses !

La force de l’Afrique, remettre les choses à leur juste place

Ils ont observé un autre rapport au temps, à la famille … mais ils ont aussi remarqué les ordures qui trainent, les enfants livrés à eux-mêmes, la pauvreté et les contrastes de ce pays. Ça change le regard … Une aventure forte en émotions encore palpable dans le rendu, riche en découvertes, en interpellations. A quoi donne-t-on du sens ? où sont les priorités ? « Avant, je me plaignais beaucoup, mais à coté d’eux, on a tout« , avoue Aline. Et pourtant, sait-on encore l’apprécier ? L’Afrique a cette force de remettre les choses à leur juste place…

Après cette expérience, vous n’êtes plus les mêmes !

Ils ont bossé dur ! Ils ont terminé le chantier et planté des arbres avec l’aide de leur partenaire « Des arbres pour la vie ». Un mois après leur retour, ils sont déjà nostalgiques et ne pensent qu’à repartir. « C’est un projet qui touche à la formation citoyenne, commente Élisabeth Del Genini, pour la Région qui a subventionné le projet à hauteur de 7000€ sur 20 à 22 000€. Cette expérience que vous avez vécue, ne peut pas vous laisser comme avant et c’est avec des projets comme ça que notre jeunesse va avancer ». Ce qu’ils confirment.

Influencer des choix professionnels

« Avant de partir, confie Aline, j’envisageais de faire de l’animation, maintenant je pourrai me tourner vers l’action internationale ». D’autres comme Noémie y penent également. « Ce qu’on vit avec vous est unique car on vous voit vous transformer. Ces pays sont un défi à notre société de consommation et cette expérience va influencer des choix professionnels et valoriser des compétences », commente Claude Aubertin, président des arbres pour la vie. 60 bougainvillers, 15 crotons et 8 ficus ont été plantés pour 4000€.

Une ouverture au monde

Ils ont pris sur eux, mais ça en valait la peine ! Lucas en a ramené une vidéo presque professionnelle. « Nous ne sommes pas obligés de mener ces projets, mais on sait que c’est comme ça que se prennent racine les valeurs citoyennes. Il y a une prise de risques surtout après les attentats, conclut Michel Lambert, directeur, mais il en ressort une véritable ouverture au monde et aux autres et c’est l’orientation politique de la maison ! »

 

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