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CGT Éduc’Action – Des réformes qui font redouter de la casse !

Le congrès départemental CGT Éduc’Action se réorganise et débattait aujourd’hui des réformes en présence du représentant régional, Philippe Kugler et de la représentante nationale Catherine Prinz. « A quelle sauce va-t-on être mangés ?  » s’interroge le syndicat. Les réformes leur semblent plus financières que dans l’intérêt des enfants. Ils protesteront le 11 juin avec l’Intersyndicale.

« Il va y avoir de la casse, c’est impossible autrement », remarque Catherine Prinz en évoquant la réforme territoriale. Les 3 académies sont maintenues, c’est une inquiétude de moins, mais l’organisation va être mutualisée et des postes de personnel risquent de « sauter ». Et ça, ils n’en veulent pas ! Ils estiment qu’ils ont assez payé avec les réformes précédentes. « On a déjà écrémé. On n’admettra pas de nouvelles suppressions. Il ne reste plus que le petit lait ! À faire toujours plus avec moins de moyens, Les personnels administratifs vont mal. Il y a du stress et de la souffrance chez ces personnels », dénonce-t-elle.

On perd la proximité

Oui, les syndiqués sont inquiets ! Les territoires deviennent de plus en plus grands et l’on perd la proximité. Les délais de traitement des dossiers s’allongent et les erreurs se multiplient. « On a perdu la notion de service publique ! », regrettent-ils, pour privilégier une logique financière. Ils sont contre et ils appelleront à la grève le 11 juin. « Les points d’indice sont gelés depuis 2010 et il n’y a aucune perspective jusqu’en 2017″, souligne Philippe Kugler. Une réalité qui n’arrange pas les choses…

Moins d’heures pour faire plus

Quant à la réforme des collèges, donner de l’autonomie aux chefs d’établissement sans les moyens, c’est un effet d’annonce. « Ça ne peut que créer une concurrence entre les établissements et on est contre « , déclare Philippe Kugler. Les projets interdisciplinaires ne passent pas mieux dans la mesure où on prend Des heures sur les enseignements fondamentaux. « Le socle des enseignements fondamentaux est minimalisé alors que les objectifs à atteindre restent inatteignables », proteste encore Catherine Prinz.

Un dialogue social défaillant

Autre point de tension, la manière dont le dialogue social est mené actuellement. « La circulaire de rentrée va être établie et nous n’avons jamais été consultés, une fois de plus !« . Enfin, dans les Vosges, se pose la question de l’avenir des écoles rurales avec la suppression de classes dans les petits Regroupements pédagogiques intercommunaux, qui causent quelques années plus tard leur disparition.

Où est le service public ?

« Ces enfants des classes qui ferment s’ajoutent aux autres pour créer des effectifs chargés dans des espaces qui ne sont pas forcément conçus pour accueillir plus d’élèves« , constate Inès, enseignante Du 1er degré. Le service public se dégrade et son importance est remise en cause, surtout dans les communes rurales, et ça, dans les Vosges, ça bloque complètement !

 

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