Contre la GPA – Poupons à vendre place des Vosges …

Alors que le conseil de l’Europe rejetait un projet pour étendre la Gestation pour Autrui (GPA) à tous les pays par 16 voix contre 15, le bureau d’Éthique et Vérité 88 installait ses caddies-poupons place des Vosges pour alerter l’opinion. Des mobilisations ont eu lieu dans plusieurs autres villes.

Ils étaient peu sous la pluie avec leur rangée de caddies et de poupons pour protester contre la Gestation pour autrui. « L’enfant devient une marchandise, qu’on vend de 25000€ à 100 000€ selon le pays, s’insurge Gwenaëlle Delafon pour le bureau d’Éthique et Vérité 88. C’est de l’exploitation, de l’esclavage moderne ! La mère porteuse ne devient plus qu’un utérus à vendre, surtout dans les pays pauvres où c’est un moyen de nourrir sa famille ».

Quelle filiation ?

L’idée de vendre son corps rebute ces opposants à la GPA. « C’est aussi nier les liens mère-enfant, qui s’établissent pendant la grossesse, puisqu’elle porte l’enfant pour l’abandonner à d’autres à la naissance, poursuit Gwenaëlle Delafon. L’enfant peut aussi se retrouver avec 6 parents. On joue aux apprentis sorciers mais on ne sait pas encore l’impact psychologique que ça aura sur ces enfants. On sait que les enfants adoptés recherchent leurs parents biologiques et ont besoin de retrouver leurs racines ».

Le corps n’est pas une marchandise

Un rapport recommandant d’autoriser la gestation pour autrui « altruiste » sans contrepartie financière pour la mère porteuse vient d’être également rejeté. Ce qui n’est pas fait pour rassurer les opposants, qui se demandent jusqu’où on peut aller pour assouvir un désir d’enfant. Pour eux, c’est clair, pas de trafic d’enfants ! Le corps n’est pas une marchandise ! Sans parler des bébés handicapés abandonnés, des séparations de parents commanditaires pendant la grossesse et de toutes les dérives qui peuvent en découler. « C’est contraire aux Droits de l’homme qui interdit de vendre des enfants ».

 

 

 

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