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Dreamcatcher – Le tournage touche à sa fin

Dimanche, l’équipe d’Arnaud Husson tournait ses avant-dernières séquences. « 15 scènes dans la boite pour le week-end, 66 en un an« , précise Jacques Thouvenot, producteur. Il en reste encore 5 pour boucler le projet. Mais dimanche, c’était du lourd, ils tournaient des scènes clé avec une centaine de figurants ! Pourtant, en fin de tournage, le sourire est unanime, c’est gagné !

Rien ne peut être laissé au hasard, quand la mise en scène intègre autant de figurants. Arnaud Husson a tout calculé à la minute près. Mais à l’extérieur de la salle Grandemange à Chantraine, rien ne transparaît. Tout à coup, les lumières s’intensifient, une clameur s’élève, des applaudissements suivent … le meeting politique s’esquisse. Mais soudain, la liesse devient choc. Le chauffeur a été assassiné !

A chacun son rôle !

Dehors, Barbara tente tant bien que mal d’occuper les enfants des figurants. Différents âges, temps maussade et frisquet, la tâche n’est pas des plus évidentes et le tournage dure … Ça fait partie des challenges et des imprévus du tournage. A chacun son rôle … Les scènes du jour sont complexes. « Ce sont elles qui lient le film », explique Nathalie Mann, une actrice qui joue une femme chef d’État. Personnalité forte, elle aime jouer ces personnages complexes dans toute la palette des nuances émotionnelles.

Des scènes clé

«  J’adore jouer les femmes de pouvoir, avoue-t-elle. Sophie est une femme fine, sensible, et autoritaire. On voit les choses de l’intérieur et mon personnage a pris de l’ampleur au cours des discussions. Elle a du charisme, une belle gueule et un coté sombre. Les flashbacks renvoient à son enfance et éclairent des traits de sa personnalité. C’est un personnage passionnant ». Une allusion à certaines femmes politiques et à ce qu’elles représentent …

Entre ombre et lumière

Même complexité pour Hugo, joué par Hugues Leforestier, qui donne du relief au directeur d’un institut de recherche sur le cerveau. « C’est un personnage très ambigu, séduisant, manipulateur, glaçant même. Pour ce très grand chercheur, la fin justifie les moyens ! Ce personnage toujours à la limite de basculer, toujours sur le fil, demande beaucoup de finesse de jeu ». 

Des acteurs renommés

Nathalie Mann et Hugues Leforestier sont arrivés par 2 voies de casting qui n’avaient rien à voir entre elles, mais ils étaient une évidence. Il se trouve qu’ils jouent ensemble dans le projet Poutine, qui sera repris au Théâtre de La Bruyère le 4 octobre. « Quand le rôle est intéressant, on prend », expliquent les 2 acteurs sans l’ombre d’une hésitation. « Le scénario fourmillait de choses intéressantes, il y avait de la profondeur, même si tout n’était pas toujours parfaitement ficelé. Le comédien est comme un instrument de musique. Il a besoin de faire ses gammes et se forge en expérimentant ».

Sur le fil, jusqu’où ?

« Derrière la fiction, se cachent les vérités de tous les jours, un monde sur lequel on se pose beaucoup de questions. Des comportements humains qui interpellent, de même que certains choix politiques ou bioéthiques« . Est-ce que modifier un équilibre est anodin ? Si je supprime des traumatismes dans un cerveau, qu’est-ce je déclenche ? Où est l’abus ? Où se situe le risque ? A partir de quand est-on dans la science sans conscience ? Quand oser devient-il un danger ?

Une alchimie des personnages … et des figurants aussi

L’héroïne Jodie jouée par Aurore Sellier s’aperçoit que l’homme a qui elle a toujours fait confiance, la manipule. Elle doit fuir l’homme qui lui a tout appris et tous ses repères s’écroulent. Elle va devoir se reconstruire et réapprendre la « vraie » vie avec toute se relativité et sa subjectivité. Il y a une vraie alchimie entre les personnages, qui interagissent entre eux. »Grâce à la puissance du jeu des acteurs principaux, on a tout de suite eu une salle qui réagissait comme on le souhaitait. On a recommencé pour avoir encore mieux, mais c’était bon dès la première prise« , constate Jacques Thouvenot, qui avoue avoir la boule au ventre jusqu’au dénouement.

Sortie pour le 1er semestre 2017

« Pour une production qui a très peu de moyens, il y a une vraie qualité avec des gens qui ont des talents multiples, remarque Nathalie. Je suis contente d’avoir fait partie de l’aventure. Quand on a peu d’argent, il faut avoir de l’imagination pour compenser le peu de moyens et un peu de bol. Mais une fois qu’ils ont mis le doigt dans l’engrenage, tous deviennent accros. Plus question de lâcher ! Ils n’ont plus qu’une seule envie, faire avancer le projet et s’y donner à fond ! Et ils l’ont fait ! « Merci à tous ceux qui se sont prêtés au jeu ». Le bout du tunnel est en vue, encore quelques scènes le 10 ou 11 septembre. La sortie est envisagée pour le premier semestre 2017 et Grégory Jackson, co-producteur, en fera la promotion aux États-Unis.

B.Boulay

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