EHPAD – La première pierre d’une restructuration attendue depuis 5 ans !

La première pierre prend un caractère symbolique quand on attend la restructuration depuis plus de 5 ans ! C’est donc avec un plaisir non dissimulé que les élus ont scellé cette première pierre, promesse d’un nouvel établissement moderne et fonctionnel.

 » La première pierre prend tout son sens parce que c’est vraiment le début de la construction, remarque François Fouchet, directeur de l’établissement. C’est la première pierre du chantier ».

Tombés sur un os

Chantier qui a failli être arrêté avant même d’avoir commencé suite à la découverte d’ossements humains dans le talus. « Au début, personne ne s’était aperçu de rien, parce que le terrain était boueux, explique le directeur. On a amené la terre à la décharge de Mirecourt, mais avec le soleil, ça a séché et on a distingué les ossements parmi les déchets« .

La peste a décimé les villages en 1632

« Nous ne voulions surtout pas que le chantier soit arrêté pendant plusieurs mois, nous avons donc mis en oeuvre l’intelligence collective, pour rechercher ce qu’il s’était passé et nous avons découvert, qu’il y avait eu en 1632, une épidémie de peste qui avait décimé les villages. Certains ont perdu jusqu’à 60% de leur population. Les corps ont été placés dans des caisses en bois à l’extérieur de la ville. Le site de l’EHPAD correspondait à l’époque à l’extérieur. On a retiré 58 charriots de planches. Les corps étaient alignés les uns à coté des autres ».

Le chantier se poursuit pour le gros oeuvre

« La DRAC a retenu cette hypothèse et autorisé la poursuite du chantier, puisque c’est dans le talus qu’on a trouvé la majorité des ossements. Les fouilles se poursuivront sur cet espace restreint. Il n’y aura eu qu’une journée et demi d’arrêt du chantier. Nous organiserons une cérémonie, parce que ces os sont ceux des ancêtres de Mirecurtiens », promet le directeur.

Moins de lits mais plus de confort

Les bâtiments de la maison de retraite actuelle ne répondaient plus aux attentes des résidents et n’offraient plus les conditions de travail adaptées. Après les travaux, le nouvel EHPAD de Mirecourt accueillera un peu moins d’hébergements permanents (132 au lieu de 171), 3 hébergements temporaires. Mais chaque résident aura une chambre individuelle avec des sanitaires et le confort moderne qu’on attend aujourd’hui.

La seule unité spécialisée pour les troubles de comportement

La nouvelle structure disposera de la seule unité spécialisée UHR (unité d’hébergement renforcé) des Vosges de 12 places et  un accueil de 24 places pour des personnes âgées ayant des troubles de comportement. La restructuration coûte 17M€. Le département en finance 4M€, l’Agence régionale de santé apporte sa contribution pour 1,6M€. Les travaux seront réalisés en 2 phases principales. 80% de l’opération est une construction neuve, qui devrait être finalisée en 20 mois. Le projet global demandera 48 mois et devrait se terminer en avril 2020.

Une réflexion des personnels pour cette spécialisation

Les familles, les résidents et les soignants l’ont attendue, mais le « Val de Madon saison 2 » comme l’appelle le directeur se situe dans une phase de regroupement des hôpitaux et de développement de complémentarité entre les établissements. Les personnels réfléchissent au meilleur accueil possible pour ces populations âgées et au comportement perturbé.

On fait un effort important !

« Une société moderne se juge à la qualité des prestations pour ses aînés, déclare François Vannson. Notre volonté est de continuer à intervenir en faveur des EFPAD. Si nous n’intervenions pas, ce serait 270€ en plus sur le prix de journée pour les résidents. On fait un effort important, notre volonté est que le coût soit le moins cher possible. »

Pas tout concentrer sur Épinal

Et de poursuivre : « Le groupement hospitalier territorial est acté. j’ai donné un avis consultatif. Je n’ai rien contre Épinal mais ce n’est pas judicieux que tous les services soient concentrés à Épinal. Il faut une offre cohérente. Il va falloir réformer et repenser à un mode de fonctionnement et de financement dans lesquels les Vosgiens ne soient pas oubliés ».

Et demain ?

« Nous nous heurtons à la problématique des services de soins et de santé, remarque Christian Franqueville, qui vient de tester les services de santé pour une opération du menisque. Le département joue et jouera un rôle important. Aujourd’hui, les personnes qui sont en maison de retraite ont pu travailler et cotiser pour cette retraite mais la question est demain, pourra-t-on assez travaillé pour avoir accès à ces établissements ? ». Une vraie question !

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