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Élections législatives – Les Vosges font de la résistance !

Moins d’un électeur sur 2 s’est senti concerné par cette élection. Interpellant, surtout lorsque cette forte abstention se renouvelle à chaque élection ! Les Vosges n’ont pas échappé à la tendance avec un taux qui tourne autour de 55%. Mais les Vosges ont fait de la résistance. Si la 1ère circonscription a été bien prêt de basculer, la Droite a rectifié le tir. Elle l’emporte sur les 4 circonscriptions avec 3 nouveaux députés et 1 député sortant réélu.

Ce taux d’abstention  d’une telle ampleur pose la question de l’adaptation de notre système.

Gouverner seulement la moitié des Français ?

Est-ce que le pays n’a vocation qu’à gouverner la moitié de ses  citoyens, laissant en marge, à défaut d’En Marche, 50% de ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette France ? Cette facture ne fait que s’accentuer et la vie continue … Que signifie la représentativité d’une Assemblée élue par seulement 50% des citoyens ? La France invisible va le rester jusqu’ ce que ce ne soit plus supportable …

Ces Vosgiens, des Gaulois !

En France, la République En marche l’emporte d’une longueur. Ils tiendront 355 sièges sur les 577, 60 de moins que prévu ! Pourtant, les Français n’ont pas souhaité donner à la majorité présidentielle les pleins pouvoirs. Ils ont modulé les forces d’opposition. Dans les Vosges, le bastion résiste. Après le 1er Tour qui a placé une candidate En marche en tête sur la 1ère circonscription, la machine Divers Droite s’est affolée ! Elle a renforcé les alliances et mis les bouchées doubles pour convaincre. Ça a payé !

Déception pour la candidate En Marche

La Droite décroche les 4 circonscriptions vosgiennes et obtient 126 sièges. Déception pour Alisson Hamelin qui cherche à comprendre ce qu’il s’est passé entre le 1er tour qui la plaçait en tête et le 2e tour qui a confié le siège à Stéphane Viry. «  Je ressens de l’incompréhension. On n’a jamais rien lâché. J’ai rencontré plein de gens passionnants. Mais je n’ai pas de réseau. Je suis partie de rien, juste avec ma bonne volonté. On a malgré tout gagné 3000 voix mais où se sont portés les reports ? »

Ancrer le parti

« J’ai eu l’honnêteté de dire ce qui était, à savoir que j’arrivais sur les Vosges mais que je suis marié à un Vosgien. On dérangeait. On l’a bien vu avec les 3 attaques contre notre vitrine. Il y a une très bonne équipe de marcheurs et on va ancrer le parti sur le territoire. On ne lâche rien. On va s’organiser pour le futur ! ».

Je ne suis pas l’homme d’un système

Stéphane Viry poursuit la politique enclenchée par Michel Heinrich, même s’il s’en défend : « Moi, c’est moi ! je ne suis pas l’homme d’un système ! » s’insurge-t-il quand on évoque ses soutiens. Mais il est incontestable que déjà en place dans le conseil municipal, il avait une bonne maîtrise des différents dossiers.

Le raisonnable plutôt que l’émotion

« J’étais un challenger, explique-t-il. Je n’avais pas de bilan puisque c’est ma 1ère candidature à la députation. Je suis ravi d’avoir emporté cette élection. Les Vosgiens ont voté pour l’homme d’engagement qu’ils connaissent. Au premier tour, la candidate apportait une fraicheur et un renouvellement qui a été un souci pour moi, mais les électeurs ont choisi le raisonnable plutôt que l’émotion ».

Ils ont eu chaud !

Les sénateurs et l’équipe des Républicains étaient soulagés. Il faut avouer qu’ils avaient eu chaud ! « La politique est imprévisible ! Je ne suis pas soulagée, s’exclame Élisabeth Del Genini, je suis heureuse ! ». Pas de changement donc pour les Vosges, « mais des candidats plus jeunes qui apportent un nouvel souffle », commente Jean Hingray, maire d’Épinal, puisque sur les 4, 3 personnes sont relativement nouvelles en politique. « Les Vosges sont un bastion de résistance », commente Patrick Nardin, 1er adjoint d’Épinal.

J’aurais voulu que ça change !

« J’aurais voulu que ça change, regrette Pierre-Jean Robinot, Debout la France. Mais au niveau national, on a balayé la toute puissance d’En Marche. Il faut arrêter de cumuler les mandats. Ceux qui le font, prennent des vices-président qui coûte une fortune ».

« Mais où sont les femmes ? »

« Il manque des femmes en politique, pointe Krista Finstad-Milion pour la France qui ose. J’étais candidate pour ça ! Les études montrent l’impact positif des femmes que la performance et l’innovation. Mais elles ne sont pas beaucoup aux commandes sur les Vosges. J’y suis allée avec mes tripes parce que je m’inquiète pour les Vosges entre la désertification et les écoles à double vitesse ». 

Fidèles à ce qu’ils connaissent

Christian Franqueville a été battu à l’image du PS national, qui n’obtient que 46 sièges. Le Front national ne fait pas la percée qu’il espérait avec seulement 8 sièges. La France insoumise et le PCF en auront 26. Une façon pour les Français d’équilibrer le jeu en donnant au Président de quoi mettre en place ce qu’il a imaginé sans lui donner carte blanche ! Les Vosges échappent à la tendance en restant fidèles à ce qu’ils connaissent.

A Remiremont …

Vidéo de Jean-Yves Barlier

2Tour-communes

 

B.Boulay

Journaliste, c'est mon job ! J'aime les rencontres qu'il suscite, la diversité des milieux où il nous mène, les enjeux qu'il explore. J'apprécie le jeu de fil de fériste de l'éthique, qui parfois nous complique bien la vie... Après plus de 15 ans d’actualités locales, ACTU 88 est né. L’essentiel en toute simplicité. ACTU 88, c’est un journal indépendant, une aventure, un regard. C’est l’histoire d’hommes et de femmes qui donnent du sens à des projets. C’est la vie d’un territoire face aux enjeux de l’avenir. Faites-en un favori et contactez-moi ! ACTU 88 sera ce que vous en ferez ...

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