Éloyes – L’ADMR résiste !

En 2013, l’ADMR a perdu plus de 70 000 heures par rapport à 2012. Cela représente une chute des interventions de 37%, soit 50 emplois. La réduction des aides aux personnes vulnérables ne leur permet plus de se payer une aide. L’ADMR a dû trouver d’autres prestations, mais elles sont d’un tarif inférieur.

La CARSAT (Caisse d’Assurance Retraite de la Santé au Travail) a fortement diminué ses aides. La CARSAT a relevé l’âge des ayant droit à 75 ans, les ressources du conjoint sont maintenant prises en compte dans l’attribution d’une aide. « C’est d’autant plus incompréhensible que cette mesure vient d’une caisse sensée aider et protéger les personnes vulnérables », souligne Alain Rocheteau, , directeur de la fédération ADMR.

Les usagers deviennent employeur

Les personnes âgées sont les plus touchées. Mais l’ADMR cherche avec elles des solutions. Elle aide les personnes demandeuses à devenir employeur en « service mandataire ». « La prestation passe en moyenne de 20€ de l’heure à 14€ », insiste Alain Rocheteau, expliquant que l’ADMR doit s’adapter.

Des contrats à la baisse

Ces nouveaux contrats sont négociés sur un tarif plus bas et un nombre d’heures inférieur, puisque les personnes quand elles emploient elles-mêmes leurs aidants, ne sont pas éligibles aux aides. La création de postes d’encadrant de proximité va être mise en place pour soutenir les personnes employeurs dans cette démarche.

Importance du lien social

La relation entre l’aidant et l’aidé peut être plus efficace que le soin. L’aide de l’ADMR est destinée surtout aux personnes âgées ou handicapées (livraison de repas à domicile, transport accompagné, aide-ménagère), mais elle s’adresse aussi aux familles.

Une vraie plus value

Souvent, la personne se sent isolée et elle attend la visite de son aide-ménagère comme un moment de plaisir et d’échange. C’est la vraie plus value de l’ADMR et la fédération envisage de créer en 2014 une fonction de bénévole-visiteur.

Développer son réseau

L’ADMR veut améliorer la coordination entre les associations locales et la fédération départementale. Elle veut mieux structurer son réseau et améliorer son fonctionnement. Enfin, elle veut développer sa communication interne, faire en sorte que les intervenants se connaissent et favoriser les liens entre les personnes, parce que c’est la clé de voûte du système.

Communication interne

On se souvient d’une année 2013 un peu mouvementée, où toutes ces incertitudes et quelques dysfonctionnements ont déclenché des conflits. 41 dossiers ont été déposés aux Prudhommes. L’ADMR attend que les requêtes lui soient transmises pour y répondre. Elle souhaite s’organiser pour que ces conflits n’aient plus de raison d’être.

 

 Quelques chiffres

L’ADMR compte 37 associations locales, 500 adhérents, 1321 professionnels (707 équivalents temps plein) et 350 bénévoles.

Elle intervient auprès de 9876 personnes et effectue 1 million d’heures sur l’année en 2014.

 

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