Être une femme libérée, tu sais c’est pas si facile !

Il y a 70  ans le droit de vote était accordée aux femmes ! Depuis du chemin a été parcouru, mais il en reste encore tellement pour une véritable égalité homme-femme ! « Des inégalités persistantes qui justifient une pleine mobilisation de chacun », déclare le préfet, Jean-Pierre Cazenave-Lecrouts.

« Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes » annonçait le 21 avril 1944 l’ordonnance du Général De Gaulle. « Cet élargissement du Droit de vote voulu par Olympe de Gouges dès la révolution française et si longtemps attendu marque une étape majeure dans la longue marche de notre démocratie », reprend le préfet.

Mais où est l’égalité ?

Le droit d’exercer une profession sans l’autorisation du mari (1965), le droit à la contraception (1967), le droit à l’avortement en 1975, la parité dans le système électoral en 1999 ont fait progresser les lignes. Mais il n’y a toujours que 26,4% de femmes députés et 25,5% pour les sénateurs. Si 40% sont élues dans les conseils municipaux,  les mairies sont dirigées à 84% par des hommes et les intercommunalités à 92%. Le scrutin binominal a permis d’élire autant de femmes que d’hommes au conseil départemental, mais seulement 10 sont à la tête du département (sur 101).

Une conquête, le résultat d’une lutte…

Le droit de vote reste une conquête. L’égalité homme-femme reste une lutte de tous les instants.  On est un peu revenu du stéréotype : « Les femmes, ça ne fait pas de politique  ! » mais à peine ! Le film montre la liesse discrète, l’émotion éprouvée par les femmes ce jour-là. « Les choses sont enfin redevenues normales« , commente l’une. « J’étais contente de pouvoir penser autrement que comme mes frères », avoue une autre. « À 21 ans, on était sans grande formation politique, mais on intéressait la jeunesse aux événements de la vie ».

Le droit de vote, c’est sacré !

« Je suis un dynosaure, d’une génération qui n’existe plus, s’insurge une autre. Je ne comprends pas ces jeunes qui ne votent pas !« . Un droit sacré acquis de haute lutte.  Une réalité que les jeunes générations ont tendance à oublier. »Votez !  On a eu assez de mal à l’avoir ! C’est sacré ! ». Les élèves de la classe photo de Notre-Dame de la Providence à Saint-Dié avait concocté une exposition photos, en essayant de retrouver les 3 générations de femmes, celles de l’époque, leurs filles et leurs petites filles.

 

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