Gaec Thiébaut – Le 1er robot d’alimentation des Vosges !

Le GAEC Thiébaut à Anglemont est à la pointe de la technologie. Ce matin, le robot d’alimentation faisait sa tournée. Il calcule les rations, les équilibre, passe dans l’étable et contrôle le niveau de nourriture. Puis il complète en fonction des besoins des bêtes. Une alimentation beaucoup plus adaptée qui fait gagner 3h1/2 de main d’oeuvre par jour.

Le petit robot rouge scanne la hauteur du fourrage et il complète. Il peut choisir 10 sortes de fourrages et 4 de minéraux. « Le robot alimente au fur et à mesure des besoins. Nous, on mettait la nourriture pour 24h. Le fourrage s’abimait. Nous faisions 3 menus pour 500 bestiaux, le robot en fait 7  et c’est toujours du fourrage frais« , explique l’exploitant, Jean Nicolas Thiébaut.

3h1/2 par jour de personnel et 4€ de fonctionnement

Le robot a coûté 140 000€ (remboursable sur 10 ans), mais Jean-Nicolas est enthousiaste : « On gagne « 3h1/2 par jour de personnel et 4€ de fonctionnement et le week-end, vous ne voyez plus personne sur un tracteur !« . Et en plus, le robot rééquilibre l’alimentation, y ajoute les compléments minéraux et transfère toutes les données sur ordinateurs. La commande se fait sur téléphone mobile.

Le robot dessert 4 bâtiments

Ce robot d’alimentation se promène sur une allée bétonnée équipée d’un rail métallique. il circule ainsi sur 4 bâtiments pour faire sa besogne. Et quand il a besoin de recharger les aliments, il va à « la cuisine « (hangar de stockage). »La plus grande de France ! ». C’est là qu’est installé un rail sur lequel glisse une pince mécanique, pour aller chercher ce qu’il lui faut comme fourrages, granulés,  … D’autres  tuyaux lui amènent les compléments minéraux par tuyaux. Tout est programmé et suivi sur ordinateur. Impressionnant !

Du compost agricole

Les Thiebaut  frères et fils, se font un point d’honneur d’être à la pointe de la technologie et de valoriser le maximum de déchets. C’est ainsi qu’ils ont créé la société Terragri qui gère l’énergie. Une plateforme de compostage de 1,8 ha à Bru valorise les déchets verts et les boues urbaines en compost agricoles pour les collectivités. La société fabrique également des plaquettes pour Roville-aux-chênes (4000m3).

Bientôt une unité de méthanisation

Quant à l’électricité, le Gaec Thiebaut dispose d’une surface de panneaux photovoltaïque qui lui permettent de revendre pour 360 000€ d’électricité, alors que sa consommation revient à 800 000€. Dernier projet en date,  Terragri  veut créer une unité de méthanisation de 250kwh pour valoriser les effluents du GAEC. La chaleur servira à sécher les plaquettes et l’énergie alimentera un réseau de 80 logements déjà raccordé. Les travaux devraient commencer au mois de juin. L’unité sera fonctionnelle en fin d’année.

 

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