Garantie jeunes – Le dispositif renouvelé à la même hauteur en 2015

Le département des Vosges fait partie des territoires qui expérimentent la garantie Jeunes et le préfet est fier d’annoncer que le territoire se place en tête sur la plupart des critères. Le premier groupe a juste un an de pratique.

538 jeunes sont entrés dans le dispositif pour un objectif de 528. Objectif dépassé ! Le département compte aussi parmi ceux qui excluent. 62 jeunes ont été sortis du dispositif.

Pas un droit, un engagement

« La garantie jeune n’est pas un droit, défend Gilbert Payet, préfet des Vosges, c’est un contrat. le jeune consent à donner son temps pour suivre un parcours qui le mènera à l’emploi et en contrepartie, il bénéficie d’aide financière et d’accompagnement. C’est une bonne chose de montrer que l’on respecte ce qu’on a annoncé ».

20% des zones sensibles

Les jeunes entrés dans le dispositif, sont éloignés de l’emploi avec une majorité de non diplômés ou peu diplômés. 20% d’entre eux viennent des zones urbaines sensibles. Sur 477 jeunes entrés au 30 septembre, 181 dépendent de la Mission locale d’Épinal, 122 de Saint-Dié, 90 de Neufchâteau et 84 de Remiremont. 48% sont des jeunes filles, pour 52% de jeunes hommes.

un accueil trop faible du secteur industrie

Le département se félicite aussi du fort taux de mise en situation des jeunes. Le secteur commercial (38%) et celui des services (13%) sont ceux qui prennent le plus de jeunes du dispositif. Par contre, le secteur industriel ne représente que 4%. Une faiblesse que le préfet entend corriger en travaillant auprès de ses branches professionnelles et des réseaux intérim.

Meilleurs résultats pour la 2e cohorte

Le premier groupe est entré dans le dispositif en novembre 2013. Pour Épinal, sur 27 jeunes qui sortent aujourd’hui après un an, 13 sont en situation professionnelle, 9 en emploi, 3 en formation qualifiante et 1 en service civique. 3 d’entre eux ont demandé une prolongation. Sur la Plaine, sur 12 entrées, 5 jeunes ont trouvé un emploi durable, 3 sont sortis et 3 sont sans solution. 2 jeunes prolongeront leur contrat sur Remiremont. Il semble que dans la 2e cohorte, les résultats soient encore meilleurs.

 Pas à rougir des résultats

L’accompagnement est un levier efficace pour près de 50% des jeunes. Pas négligeable ! Pour les 50% restants, il leur offre de l’expérience et du travail sur leur « employabilité ». Il leur faudra certainement plus de temps mais peut-être pourront-ils aborder les dispositifs « classiques » avec plus de facilité. « Nous n’avons pas à rougir des résultats« , insiste Gilbert Payet.

Vers une généralisation

Le dispositif sera renouvelé en 2015 pour autant de jeunes. 10 territoires ont demandé à intégrer l’expérimentation. « Tout semble indiquer qu’on va vers une généralisation« , conclut le préfet.

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