Surirradiés – 2e jour, premiers témoignages et déjà un cumul accablant !

Le témoignage du Docteur Françoise Lalande, de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas),  qui a enquêté sur le 1er accident (surdose de 20% sur 24 patients), et de Patrick Gourmelon, expert à l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire sont accablants.

Difficile de parler d’erreur, quand il est question de dossiers « nettoyés », de modification de protocole de soins par Joshua Anah en l’absence des chefs de service, de suivis déficients des patients . On replonge dans l’incompréhension. Mais comment peut-on jouer ainsi avec la vie des patients ?

Pas de suivi des thérapeutes

Le Dr Lalande évoque des surdosages sur « des zones ultra sensibles » et la mauvaise formation de 4 des 7 manipulateurs, qui administrent le traitement et reproduisent l’erreur de dosage. Un argument dont s’empare la défense de Michel Aubertel, pour rejeter la faute sur les exécutants. Mais la riposte ne tient pour le docteur Lalande et Patrick Gourmelon. Le suivi est de la responsabilité des radiothérapeutes et il n’y en a pas eu d’après ces deux témoins ! Un comble quand on est sur de nouveaux procédés !

« Nettoyage des dossiers »

2e découverte de l’enquêtrice : « Un usage excessif des images de contrôle, sans tenir compte de la dose de rayonnements supplémentaire« . C’est le 2e dysfonctionnement, qui touche 450 patients avec une surdose de 8 à 10% . Encore une fois, même si c’est une erreur, on ne « nettoie » pas les dossiers, quand on s’aperçoit que les patients développent de graves séquelles. On soigne et on fait de la prévention.

Pour l’appât du gain ? Pour l’orgueil ?

On ne prive pas des patients atteints d’une prise en charge, ou ça devient effectivement de la non assistance à personnes en danger et même de l’homicide volontaire. Péché d’orgueil et dissimulation pour Maitre Gérard Weltzer, l’avocat des parties civiles. Mais beaucoup plus terre à terre, l’enquêtrice avance « la peur pour leur réputation et surtout la crainte d’une perte de revenus« , en démontrant que sur 250 patients traités, 75% dépendaient du secteur privé, où le gain sur la facturation des traitements peut atteindre 160 000€ par an.

Salle comble

En tout cas, la salle comble prouve que ce procès passionne toujours les foules, qui se disent que si on laisse faire n’importe quoi, demain, ce sera peut-être leur tour.

http://www.actu88.fr/surirradies-cest-reparti-pour-un-2e-proces/

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