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Ils disent NON à la régression sociale !

Ils étaient plus de 400 à manifester contre l’accord du 11 janvier sur la compétitivité, projet de loi qui doit être présenté demain au conseil des ministres. Les manifestants refusent d’être  la variable d’ajustement. Ils dénoncent le danger d’une telle remise en cause des droits des salariés.

Une mobilisation massive à l’appel de 4 syndicats CGT, FO, FSU et Solidaire, auxquels se sont ralliés le PCF et le Front de gauche, mais aussi tous les individus choqués par la régression sociale qu’implique cet accord et les générations de militants qui se demandent pourquoi ils se sont battus, si tous les droits acquis sont rejetés en bloc. « Touche pas à mon code ! »

Les organisations se sont unies pour peser de tout leur poids, face aux syndicats signataires, qu’ils jugent minoritaires. « Unis pour agir », annonce une banderole CGT. Les manifestants revendiquent des idées claires et de la suite dans les idées.

Ils refusent d’être les dindons de la farce

Mais « Ce n’est pas aux salariés de payer la crise », martèlent les militants FO. « On ne peut pas à la fois se serrer la ceinture et baisser son froc !»

Les salariés résistent. Ils s’opposent à la fermeture de leurs usines, que ce soit les MVM, les Good Year, les Transcom, les papeteries de Docelles… Ils cherchent des solutions, « parce qu’ils refusent de voir leur outil de travail détruit, alors qu’aucun motif économique ne le justifie ».  Pas question « d’être les dindons de la farce des revirements stratégiques des grands groupes ou des brusques ruptures de contrats commerciaux des donneurs d’ordres ».

Pas des bénis oui oui

Ils ne veulent plus porter tous les efforts. Les contraintes, les gels de salaires, ne peuvent plus être seulement supportés par les salariés, alors que les profits continuent à aller aux actionnaires.

Les manifestants dénoncent L’accord du 11 janvier qui permet à l’employeur, en mettant en avant des difficultés conjoncturelles, d’imposer ses règles, des mutations forcées, des baisses de salaires, ou des licenciements facilités sans offrir de contreparties contre la précarité. C’est effectivement un nouveau modèle économique et social, celui où le salarié se retrouve seul face à son patron, celui où les salariés et leurs représentants doivent dire « oui » à tout ».

L’avenir, ce n’est pas Pôle Emploi

Les manifestants ne croient pas que licencier soit synonyme de développement. Ils le testent assez dans le département. Ils ne veulent pas « plus de flexibilité », trouvant qu’elle a déjà fait assez de ravages. Ils refusent « L’austérité et la déréglementation sociale qui mènent l’économie à l’abîme et les salariés au chômage. Les exigences du Medef ne peuvent pas faire la loi », concluent-ils. L’avenir, ce n’est pas la précarité et Pôle Emploi. Ils l’ont massivement exprimé ce mardi après-midi.

B.Boulay

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