Culture

Imaginales : Les collégiens choisissent « Nina Volkovitch »

23 collèges se sont engagés dans le Prix des collégiens organisé chaque année pour les Imaginales. Les collégiens ont  élu cette après-midi, le livre lauréat. Nina Volkovitch a remporté la mise.

Depuis 2009, le prix Imaginales des collégiens offre aux élèves un moment privilégié de lecture et d’échanges, pour choisir leur livre préféré. Un moment qu’ils aiment particulièrement parce que le choix leur appartient.

La démarche fait des adeptes.

Des collèges de toute la région

3 collèges venaient de Bar-le-Duc, 8 de Meuse, 6 de Meurthe-et-Moselle, 6 des Vosges et 1 de Haute Saône.

Dans certains collèges, c’est une proposition des professeurs de français, dans d’autres ce sont les documentalistes ou encore les clubs de lecture qui participent.

Dès septembre, 6 romans de science fiction, ou fantasy, de l’année en cours, sont proposés aux élèves. Pour participer, ils doivent en lire au moins 3, mais ceux qui en lisent 6 ont plus de poids dans le vote que ceux qui n’en lisent que 3.

« On est épaté »

« Souvent, c’est le thème ou la couverture qui leur donne envie de participer ou l’inverse. Cette année, « les écriveurs » de Frédéric Mars,  attirait les lecteurs. Mais après lecture, les avis évoluent, s’affinent », remarquent les adultes. « June le souffle» de Manon Fargetton, par exemple découvre qu’elle n’a pas de parents. «  Les élèves n’ont pas supporté qu’elle ne soit pas perturbée par cette découverte, ça ne leur a pas semblé crédible », rapporte Emilie Helde de Xertigny, approuvée par d’autres qui avaient eu les mêmes réactions dans leur classe ou leur groupe.

« Ils arrivent à percevoir des finesses dans les livres, commente Martine Mapps, coordinatrice du Prix Imaginales des collégiens. On est épaté ! ».

« Nina Volkovitch »

Leur sensibilité est en alerte et ils perçoivent intuitivement beaucoup de choses. Dans les groupes de lecture, ils argumentent leur position, comme à Ludres.

Les collégiens ont couronné le premier roman d’une trilogie. « Pourtant, ils n’aimaient pas la couverture », souligne une enseignante.

Mêlant fantastique et histoire, Carole Trébor entraîne ses lecteurs à la suite de Nina Volkovitch, une jeune soviétique, en 1941, dans ces années où « il était minuit dans le siècle ». À cette époque, le nazisme régne sur l’Europe et Staline étend sur toute la société l’ombre du goulag et mène une chasse aux opposants pour installer sa  dictature.

Carole Trébor

Carole Trébor montre ici que l’histoire, peut enthousiasmer les jeunes lecteurs d’aujourd’hui. Mais derrière l’histoire collective, une histoire familiale se révèle peu à peu, entre mystère, transmission des valeurs et pouvoirs fabuleux. Le second tome est sorti.

L’auteure entre au palmarès des Imaginales 2013, une récompense qui parle, puisqu’elle traduit le ressenti des collégiens d’une région !

B.Boulay

Journaliste, c'est mon job ! J'aime les rencontres qu'il suscite, la diversité des milieux où il nous mène, les enjeux qu'il explore. J'apprécie le jeu de fil de fériste de l'éthique, qui parfois nous complique bien la vie... Après plus de 15 ans d’actualités locales, ACTU 88 est né. L’essentiel en toute simplicité. ACTU 88, c’est un journal indépendant, une aventure, un regard. C’est l’histoire d’hommes et de femmes qui donnent du sens à des projets. C’est la vie d’un territoire face aux enjeux de l’avenir. Faites-en un favori et contactez-moi ! ACTU 88 sera ce que vous en ferez ...

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