Insertion sociale « Passage »- 3 jours pour avoir la forme …

Un an et demi après le lancement du dispositif d’insertion sociale « Passages », porté par la Maison de la solidarité Épinal Couronne et confiée à la MJC Savouret, les professionnels organisaient un temps fort de 3 jours autour de la santé. Un secteur clé de la confiance en soi et de l’insertion sociale. Tout commence par le déjeuner et l’hygiène !

Ils sont environ une soixantaine dans le dispositif « Passage », tous en galère (80 à être passés par le dispositif). Au RSA (revenu de solidarité active), ils ne trouvent plus trop leur place dans cette société, où l’argent est le nerf de la guerre. Ils se renferment et s’isolent, se trouvent « capables de rien » ou « foutus ».

Un accès obligatoire aux activités de loisirs

« Passage » leur tend la main. L’objectif est de donner à ces personnes, un accès aux activités de loisirs, auxquelles elles pensent ne pas avoir droit. C’est aussi des échanges, des ateliers et des temps de paroles, pour lever les freins à l’insertion et regagner progressivement la confiance en soi.

Un SAS pour se retrouver

« C’est un public qui a besoin d’un Sas, d’un espace de cocooning pour se retrouver, croire en eux et pouvoir commencer à vivre, explique Marie-Laure Rolin, responsable de la MSVS (Maison de la solidarité et de la vie sociale). Ces gens-là n’osent pas aller dans une maison de la culture, parce qu’ils pensent que ce n’est pas pour eux. En les « obligeant » à pratiquer un sport, une activité, parce que ça fait partie du contrat, nous voulons arriver à ce qu’ils se disent : Moi aussi, j’ai ma place, là ». Ils travaillent sur leur image, sur l’hygiène, sur la forme, sur la prise de parole, sur leur place de citoyen… Des passages obligés pour construire un projet de vie.

3 jours sur la santé

« Nous avons décidé de consacrer 3 jours à la santé, parce que c’est vraiment un point où il y a des carences, poursuit Eric Scherrer, directeur adjoint à la MJC Savouret. Au programme, 8 stands où ils restaient 1/4h avec des ateliers sur les émotions, les angoisses, l’image de soi, l’éducation sportive, le jeu, l’alimentation,le sommeil, la santé et les addictions. « Les bénéficiaires étaient presque tous là , se réjouit Éric Scherrer. Ils se sont pris au jeu. Ils voulaient plus de temps pour bien répondre et posaient des questions. Ils ont accroché à l’exercice« .

On va continuer !

« Nous sommes conscients de ce qu’on exige de vous, rassure Éric Scherrer, en conclusion de ce temps fort. Nous croyons en vous. Vous avez votre place dans la société. Et pour la prendre, il faut être en forme … On va continuer !« . Marie-Laure Rolin évoque les évolutions. « Vous vous exprimez et j’ai entendu un  » Tais-toi, tu parles trop fort ! ». Vous ralez ! C’est un progrès. Notre quotidien est difficile et il faut trouver des petites astuces pour mieux le vivre« .

Trouver sa place dans la cité

Un cheminement qui se fait sur une moyenne de 6 à 7 mois, pour que les bénéficiaires puissent rejoindre efficacement d’autres dispositifs. « Nous souhaitons que chacun puisse trouver sa place dans la cité », confirme Jean-claude Moretton, conseiller délégué à la politique de la ville, aux personnes âgées et à la santé. Le dispositif devrait être renouvelé. La MJC prend le risque de poursuivre en janvier en attendant la réponse.

http://www.actu88.fr/passage-pour-vivre-tout-simplement/

 

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