Intercommunalité – Regroupez plus pour le 1er janvier 2017

La règle du seuil de 20 000 habitants se confirme avec des dérogations pour les secteurs montagneux ou trop peu peuplés. « Les négociations devront être terminés fin 2015, pour une mise en place en 2016 et une application en 2017 », annonce le préfet, Gilbert Payet.  20 EPCI ont moins de 15 000 habitants. Elles devront réfléchir à des regroupements.

« Pour le massif des hautes Vosges, les dérogations pourront jouer pour parvenir à un territoire cohérent, mais j’utiliserai tous les textes pour que ce ne soit pas un prétexte pour ne rien faire« , prévient Gilbert Payet, qui affiche très clairement la volonté de regrouper les territoires de manière cohérente pour se rapprocher des 20 000 habitants ».

Des dérogations pour le Madon et les secteurs de montagne

Nous pourrons descendre sur des territoires comme le Madon à 10 000 -11 000 habitants si le projet a une cohérence globale. Ce sera également vrai pour la Haute-Moselotte et Gérardmer. Cet exercice est une réelle opportunité pour tout le monde, une réflexion nouvelle pour le département« .

Se poser la bonne question et ne plus changer

« On perd beaucoup de temps, remarque Serge Alem, maire de Ban de Sapt, tant que le périmètre n’est pas arrêté, le développement est en stand by. Il faut se poser la bonne question, aller vite et ne plus changer ! ». « A peine l’intercommunalité établie, on l’agrandit ! C’est une perte d’énergie ».

Une opportunité de peser dans la grande région

« On a une opportunité d’être ambitieux. On va s’inscrire dans une région 3 fois plus grande que celle d’aujourd’hui, ça va complètement changer les choses. On ne représentera que 7% de l’ensemble. il est évident que les petites structures auront du mal à être autour de la table. Il y a urgence à monter des projets et à montrer qu’on est capable de prendre notre place dans le développement régional ».

Se positionner pour répondre aux difficultés

« Que les hommes s’entendent, c’est bien mais il faut que les territoires se regroupent par rapport à la manière de répondre aux difficultés, avance Jean-Claude Dousteyssier, président de la Haute Moselotte. Il y a des réflexions à avoir« . Pour Michel Fournier,  les 4 pays peuvent être un guide des masses critiques, puisqu’ils ont déjà des habitudes de travail en commun. David Valence suggère de regarder aussi vers Lunéville et  et les secteurs frontaliers, et Simon Leclerc voit bien un rapprochement entre Neufchâteau et Châtenois, qui appartiennent au même bassin de vie.

Le bon périmètre pour le bon fonctionnement

Certaines communes comme Gironcourt-sur-Vraine voudraient discuter avec d’autres communes. « C’est l’intérêt d’avoir un territoire cohérent dont nous devons rechercher le bon périmètre et le bon fonctionnement », insiste le préfet. « Quand un maire va dans une intercommunalité, il ne va pas défendre l’intérêt de sa commune mais il va voir comment exercer et combiner des compétences pour développer le territoire », souligne Joel Bresson. En attendant les rapprochements ne sont jamais des démarches simples et tout sera évidemment stoppé pendant la campagne des cantonales.

 

 

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