Les 4 premiers syriens sont arrivés à Épinal

Cette après-midi, vers 14h36, les 4 premiers Syriens pour les Vosges étaient accueillis à Épinal. S’exprimant en Anglais, ils ont dit être partis de Syrie le 28 août par la mer et ils aspirent à pouvoir reconstruire leur vie. Après leur regroupement à Paris qui gère le dispositif, la première étape sera Épinal, où pour les élus, les accueillir est un devoir d’humanité !

Les 4 jeunes Syriens sont arrivés, souriants. On sent que la tension qu’ils ont vécu, se relâche un peu. Ici au moins, ils sont en sécurité et accueillis ! L’équipe d’éducateurs du CADA et les travailleurs sociaux de la fédération médico-sociale des Vosges étaient prêts à les accueillir et les aider à s’installer. Ce sont eux qui seront leur relais et leur référent pour les guider dans leur intégration.

Un devoir d’humanité

« Le maire n’a pas hésité. La ville s’était positionnée dès septembre dans le cadre du Sillon lorrain en votant une motion pour l’accueil des réfugiés. Ces gens ont fui la guerre, la mort et la torture, c’est un devoir d’humanité de les accueillir ! », déclare Pascale Deau, adjointe chargée des affaires sociales et du logement pour la Ville. Une déclaration sans conteste !

Le statut de réfugiés en 3 semaines

Pour Épinal, 4 appartements ont été mis à disposition pour 4 familles. Les villes de Saint-Dié et Gérardmer se sont également positionnées pour accueillir des réfugiés. Les 4 Syriens sont en possession du statut de réfugiés obtenu en 3 semaines, alors que la procédure courante demande 18 mois en moyenne. Un premier pas qui leur donne une légalité sur le territoire et  leur permet de commencer les démarches d’intégration.

2 logements sur les 4

Les 4 Syriens occuperont 2 logements meublés par les associations caritatives. Pour l’instant, il n’y a aucune autre attribution prévue dans les Vosges, mais cela peut se faire très vite. La seconde étape pour ces arrivants sera l’apprentissage du français. Ils s’expriment déjà bien en anglais et peuvent communiquer avec les instances, mais il leur faudra maîtriser la langue française pour travailler et faire leurs démarches.

Un accompagnement coordonné et optimal

« Nous avons eu 3 réunions avec toutes les associations caritatives et humanitaires et chacun a vu comment accompagner ces personnes réfugiées, par rapport à leurs besoins fondamentaux, mais aussi pour les aider à créer des liens sociaux et les entourer jusqu’à ce qu’ils se sentent capables de s’assumer seuls », explique encore Pascale Deau. Toute l’aide passera par les associations et sera coordonnée par la fédération médico-sociale. Du coté de la préfecture, on attend d’avoir un peu plus d’éléments pour communiquer. Il reste 4 enfants en Syrie avec la tante, que les arrivants espèrent pouvoir faire venir plus tard.

 

 

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