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Les Voivres expérimentent le très haut débit par voie hertzienne

Jean-Pierre Fournier, maire des Voivres avait le sourire ce matin ! Les Voivres expérimentent enfin le très haut débit par une solution hertzienne RTTH, qui pour le moment n’a jamais été déployée. « C’est une première mondiale », commente Olivier Huart, Pdg de TDF. La société est venue en faire la démonstration et signer une convention avec la commune et une avec les maires ruraux.

Jean-Pierre Fournier tempête et remue ciel et terre depuis des années, pour que les communes rurales ne soient pas marginalisées, parce qu’il n’y a pas moyen que les opérateurs s’intéressent à elles pour des coûts acceptables. Ce matin, il était aux anges ! Il semble avoir ouvert la brèche. Le nouveau système expérimenté pourrait être dupliqué à d’autres territoires.

Un enjeu vital et urgent

Le plan Haut débit prévoit de raccorder 80% des Français à la fibre optique. Mais il fallait trouver une alternative satisfaisante pour les 20% restants. D’autant plus que l’on sait que l’enjeu est vital pour la vie des communes rurales. Qui aujourd’hui peut rester dans une commune qui n’est pas équipée du très haut débit ? Il faut agir vite, avant que ces petites communes ne se désertifient complètement.

La technologie RTTH par réseau hertzien

Orange et SFR investissent les zones moyennement denses, mais pour le reste, la seule solution est de contractualiser un financement public-privé. La RTTH proposée est une alternative qui semble satisfaisante.Ce système fonctionne sur les ondes radio. Le signal est mené vers la zone d’habitation par des faisceaux hertziens. Il passe par des points  élevés naturels, jusqu’à la zone où le signal internet est diffusé par ondes radio sur quelques kilomètres.

L’équivalent de la 4G en zone urbaine dense

Cette réponse permet d’avoir un débit descendant (pour les téléchargements) de 30 à 60 mégabits/sec en fonction des lieux et de 5 à 15 mégabits/sec en montant (pour envoyer), soit l’équivalent de la 4G en mode urbain dense. L’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a attribué une fréquence jusqu’en août pour une expérience en mode industrielle. « Il ne tiendra qu’à la collectivité de demander à la conserver », assure Olivier Huart.

Une installation simple

Un mât téléscopique permet de coupler puis découpler les signaux une fois sur le terrain. Il suffit ensuite de brancher une antenne télé et une antenne Internet. Les abonnements pourraient se situer dans une fourchette entre 30 et 40€/mois pour de l’illimité avec un coût de 200 à 300€ d’installation. L’installation permet de gérer des volumes de données à des débits très rapides, de recevoir la TV, Internet  et les applications qui en découlent.

Rattraper le retard

« Si vous voulez recevoir vos petits enfants, il faut vous équiper, sinon vous croyez qu’ils viendront ?, insiste le maire. »On a pris du retard sur le territoire« . Un avis partagé par Véronique Marcot, un peu déçue que Xertigny ne puisse pas profiter immédiatement de cette nouvelle technologie, alors que l’antenne relais est proche de sa commune.  » On veut des offres de qualité pour garder nos populations et conserver notre économie », complète-t-elle, en rappelant que le conseil départemental aidera les collectivités à hauteur de 20K€ pour développer des solutions collectives.

 

B.Boulay

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